et la tête dans les nuages, c'est le parcours qui nous attendait pour la mensuelle de février. Là, nos animateurs ont fait très très fort,
leur reconnaissance de la semaine dernière par un fort blizzard leur avait donné quelques idées sur l'itinéraire de ce mardi. Nous étions fort nombreux (29) dans ce petit matin brumeux à démarrer
par les plages du bassin. Un peu de sable, pas trop difficile, pour nous mettre en jambes. Et brutalement nous voilà devant une corniche à escalader, pente de sable mou, que nous gravissons, en
ordre dispersé, chacun cherchant la meilleure trajectoire. Les gagnants sont sur une des photos, ils ont trouvé le moyen de faire glisser une plaque de sable plusieurs mètres plus bas. Une fois
l'obstacle franchi, nous voilà devant la première montée de la dune, dans un paysage superbe, il ne manquait que quelques dromadaires pour que l'illusion soit parfaite. Puis c'est la plongée tout
schuss vers la foret en contrebas. Le petit vent qui nous accompagnait pendant cette première traversée avait disparu, remplacé par un soleil qui jusqu'alors s'était contenté d'éclairer le banc
d'Arguin. Belle traversée par un sentier agréable jusqu'à la photo de groupe, photo qui précéda notre
passage vers l'enfer. La vue était exceptionnelle avec le banc en contrebas et le
sommet de la dune en perspective. Je pris quelques photos et puis ... le vent nous attaqua, cinglant chaque morceau de peau apparent : mains, bras (pour les téméraires) cou, visage et surtout les
yeux. Seul remède, marcher en crabe sur ce chemin de crête fabuleusement beau. Après ce gommage de peau offert gratuitement, arrêt salvateur, un peu à l'abri, pour pique-niquer, avec le bassin
qui s'offrait à nos pieds. Une petite sieste de récupération et c'est reparti par une nouvelle descente très rapide, ensuite re-foret mais avec bonus : c'est sableux et pas qu'un peu, du bon
sable bien moelleux, dans lequel le pied s'enfonce avec délicatesse pour les plus légers, délice pour les masochistes, ou désespoir pour les autres. Un petit arrêt sur le site d'un forage, un
autre près du golf où nous sentons que Facture n'est pas si loin et nous voilà rendu au parc mauresque, l'observatoire et les villas d'hiver. Une dernière marche et nous y sommes, 29km, presque
600 mètres de dénivelé : un des godillots les plus ardus, mais aussi l'un des plus beaux ! les photos. (J'ai bien regretté de ne pas être parmi vous, au lieu de contempler le ciel bleu depuis mon lit... Mais j'étais à la reco la semaine d'avant et j'avais fait, moi
aussi quelques photos. MichelB)