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Compte-rendu des randonnées du niveau 4

Néouvielle ! Que désigne ce nom ?                                                                                                           Certains penseront à un pic et d'autres à un massif montagneux ; d'autres encore verront des lacs quand d'autres enfin penseront à la réserve naturelle. C'est tout cela à la fois.                                                           Les randonnées du niveau 4 se situaient en dehors du "Néouvielle", dans la vallée voisine du Rioumajou.                         Le samedi, une petite route prolongée par une piste nous amenait à 2012-0707-Neouvielle-016l'Hospice de Rioumajou, au fond de la vallée. Arithmétiquement, le problème est simple : de l'altitude 1560 m où nous sommes, il faut se rendre à l'altitude 3034 m où se trouve le sommet du pic de Batoua. Il est quelque part là-haut, dans le brouillard, tout près, à moins de 3,5 km... à vol d'oiseau. Les 8 drôles d'oiseaux présents ont finalement opté pour une voie plus... terre à terre mais mieux adaptée à leurs moyens : le sentier. Si le départ est sympathique, très vite, le raide éboulis schisteux nous convainc que l'arithmétique ne règle pas tout. Parvenus sur la crête, nous y sommes accueillis par un fort vent d'Ouest soufflant en rafales. On en mettrait presque les gants. Les sommets alentours ont la tête dans les nuages et le Batoua... aussi. Finalement, dans ces conditions et parce qu'il a en tête, imprimé, le conseil donné dans une description qu'il a lue lors de la préparation de la randonnée (Rocher croulant et glissant par endroit, cette crête finale nécessite d'avoir du beau temps), même si la couverture nuageuse s'est un peu levée à notre approche, l'animateur de service décide de ne pas entreprendre l'ascension de ce kilomètre de crête restant à parcourir. Sur ce type de terrain, il nous aurait fallu une heure pour l'aller et une autre pour le retour. Nous nous contenterons donc du pic qui le précède : le Cauarère à seulement... 2901 m. Mais que vaut-il mieux ? Regretter de ne pas l'avoir fait ? Ou regretter de l'avoir fait ? La descente nous donnera l'occasion de musarder grâce un itinéraire plus pastoral et plus facile. Au bilan, le compteur indiquait tout de même 1500 m de dénivelée.

Le dimanche, l'objectif était le pic de Thou (2743 m). Un malencontreux contretemps, dû à notre amilit alpiniste Henri lors d'un exercice nocturne de désescalade en chambre, a réduit l'effectif à 3. Retour dans la vallée du Rioumajou pour un départ du pont Tisné, à environ 1120 m. A l'orage de la nuit succède le brouillard. La température est fraîche mais, très vite, la raide montée oblige à revenir au tee-shirt. Il faudra dépasser les 2000 m pour sortir du brouillard et profiter du spectacle. Après les (magnifiques) lacs de Consaterre, nous nous dirigerons sans difficulté jusqu'au col (2600 m) sous le pic de Thou. A nos pieds, la vallée du Lustou, 600 m plus bas. En face, la crête et le pic du Lustou, 400 m plus haut 2012-0708-Neouvielle-024pour ce dernier. Il est alors 12 h 30 et un cruel dilemme nous saisi : le sommet est 150 m plus haut, dans la rocaille ; une demi-heure aller, autant retour ; il nous faut casser la croûte avant de redescendre ; le rendez-vous pour le "pot de fin de rando" est fixé à 16 h 30. L'équation est simple : où on manque le sommet où on manque le pot ? Que croyez-vous qu'ils choisirent ? Au cas où nous aurions manqué de pot ? Minable !!! Pour nous remettre de cet affreux supplice, nous nous sommes offert une pause casse-croûte au bord du plus beau lac de Consaterre où le calme n'est troublé que par les pêcheurs et les poissons, c'est vous dire. Pour le retour, sur la digestion, comme punition, nous nous sommes infligé une descente de 1230 m en 1 h 45. C'est nettement mieux qu'à la montée. Et nous avons pu prendre le fameux "pot" avec les kamarades.       Ouf ! Mais au bilan, ça ne fait que 1480 m de dénivelée. Pitoyable !

Des nouvelles d'Henri : il a été libéré de l'hôpital mercredi 11 juillet... sous condition de ne plus pratiquer l'escalade nuitamment. Si vous l'appelez, éviter de le faire rire : ça le fait souffrir... A part ça, il va bien. La preuve ? Il m'a demandé comment s'était passée la journée du dimanche. 

A la prochaine.                                                                                                                     Jean-Claude - et ses photos

et le deuxième groupe (ils étaient 5 d'après les photos qui me sont parvenues) j'ai bien l'impression qu'ils ont appliqué le principe "pour vivre heureux, vivons cachés" sauf pour les pots bien entendu !

Tag(s) : #coin montagne 2012
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