Séjour 2026-09 : Gorges de la Carança Du 26 au 29 juin
Douze randonneurs fringants ont pris la route ce vendredi matin en direction des Pyrénées Orientales. Destination, l'hôtel Le Catalan à La Cabanasse, à quelques mètres du mythique GR®10.
Arrivés sur place en fin d'après midi, nous avons été accueillis par un apéro de bienvenue, avec de la charcuterie locale et les classiques cacahuètes, le tout accompagné par une sangria maison bien fraîche.
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Après un bon repas nous avons regagné nos chambres afin d'être en pleine forme pour notre randonnée du lendemain.
Debout à 06:30 pour un petit déjeuner à 07:00, nous avons récupéré nos pique-niques et nous sommes partis pour rejoindre le parking de Thuès-entre-Valls, à un quart d'heure de route et d'où démarre notre randonnée.
Dans une joyeuse ambiance, chacun enfile ses chaussures, finit de préparer son sac, ajuste ses bâtons afin d'être prêt pour la photo de groupe.
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Et là le spectacle enchanteur s'ouvre devant nous.
Creusées par les eaux tumultueuses du torrent, les Gorges de la Carança sont l’un des joyaux naturels en Conflent Canigó.
Entre falaises vertigineuses, passerelles suspendues et corniches étroites, elles offrent une expérience de montagne à la fois intense et inoubliable.
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Cet itinéraire, d’environ 4 kilomètres pour 500 mètres de dénivelé, est le plus fréquenté. Il conduit jusqu’au Pont de Pierre, au cœur des gorges, par un enchaînement spectaculaire de corniches taillées dans la roche et de passerelles suspendues au-dessus du torrent.
Le parcours demande une bonne condition physique et une certaine aisance avec le vide, mais il récompense largement les efforts consentis par des points de vue à couper le souffle sur les falaises et la vallée.
La pause de midi s'effectue à l'ombre, dans une zone plate proche du torrent.
Pour les marcheurs aguerris que nous sommes, la montée jusqu’au refuge gardé de la Carança, perché à 1830 mètres d’altitude, prolonge la découverte sur près de 9 kilomètres et 1100 mètres de dénivelé positif depuis le parking. Après les gorges encaissées, le sentier s’ouvre sur des prairies d’altitude, dominées par les sommets du massif du Canigó.
Là-haut, le silence remplace le fracas du torrent et le regard porte loin, vers les estanys, les lacs de montagne et les crêtes qui relient la vallée aux hautes terres du GR®10.
Enfin nous apercevons notre refuge.
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Situé à 1830 mètres d’altitude, le refuge gardé accueille les randonneurs en saison estivale. Il constitue un point de repos idéal avant de poursuivre vers les lacs de Carança ou de rejoindre les itinéraires du GR®10. L’ambiance y est simple et chaleureuse, fidèle à l’esprit montagnard.
Notre arrivée en milieu d'après-midi est appréciable, car chacun de son côté va faire sa toilette voire se tremper entièrement dans le torrent aux eaux rafraîchissantes. Le savon est proscrit car nous sommes dans une zone protégée.
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Certains d'entre nous dormirons dans le refuge, d'autres dormiront sous la tente, dans un pré proche du refuge. C'est un refuge à l'ancienne à savoir pas de douche, d'où la toilette dans le torrent, un seul wc avec toilette sèche et un point d'eau potable hors du refuge. Cette ambiance rustique mais très sympathique fait le bonheur des randonneurs présents.
Après avoir planté nos tentes, pris possession des couchettes, refait les pleins d'eau, fait notre toilette, nous sommes tous prêts pour un apéro avec fromage, charcuterie locale, olives et boisson de notre choix.
Un bon repas revigorant nous est servi sur les tables extérieures du refuge avec comme toile de fond la montagne éclairée par un soleil couchant, et le tintement des toupins du troupeau de vaches en estive sur ce plateau.
Inutile de préciser que le randonneur se couche tôt, donc tout le monde regagne son sac de couchage pour une bonne nuit réparatrice.
Au petit matin, pas besoin de mettre le réveil. Les sonnailles des vaches nous réveillent dès 06:00 du matin. Ça nous permet de plier nos tentes et ranger nos affaires afin d'être au petit déjeuner à 07:00.
Nous quittons le refuge vers 07:30 pour entamer notre descente. Nous refaisons une partie du chemin fait la veille, à savoir toutes les passerelles qui franchissent le torrent, les ponts suspendus et les passerelles à flanc de falaise au-dessus du torrent.
A la fin de ce parcours qui ressemble à un accrobranche, notre chemin change de direction pour emprunter la corniche qui surplombe la vallée creusée par le torrent.
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Creusée en 1943, la corniche desservait le chantier lors du percement du tunnel captant les eaux de la Carança pour alimenter l’usine hydroélectrique de Thuès.
Cette partie du chemin est impressionnante par sa taille, son environnement et mais aussi par son aspect vertigineux. Une sente très étroite creusée dans la falaise longe la paroi. Un câble sert de main courante pour assurer la sécurité des randonneurs.
Nous sommes éblouis par tant de beauté.
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La montagne reste un milieu dangereux, et nous avons eu droit à une dépose par hélitreuillage d'un membre du PGHM qui intervenait pour une randonneuse qui s'était blessée.
Après avoir parcouru notre corniche nous sommes arrivés dans une zone boisée où nous avons pris le pique-nique que nous avions emporté le matin en quittant le refuge.
Encore un petit kilomètre de chemin caillouteux en épingle à cheveux, et nous regagnons le parking de la veille.
Les yeux pleins d'étoiles illuminent les visages de nos randonneurs. C'était physique, technique et il fallait être vigilant, mais quel bonheur. Certains partent à l'hôtel, d'autres vont se tremper les pieds dans le torrent.
Toute l'équipe se retrouve à l'hôtel.
Une vraie douche et des vêtements propres requinquent les corps et les esprits;
Un apéro nous attend avant le repas. Là encore nous avons très bien mangé avec un appétit d'ogre. La montagne ça creuse.
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Une fois de plus nous nous sommes couchés tôt.
Le matin du quatrième et dernier jour, c'est la grasse matinée. Le petit-déjeuner se fera à 08:00.
Nous récupérons nos derniers pique-niques pour le retour.
Enfin, c'est le départ pour d'autres aventures pour une partie de l'équipe, et le retour à domicile pour les autres.
Cette randonnée restera gravée dans nos mémoires.
Merci à toutes et à tous qui ont rendu possible et très agréable cette inoubliable expérience en montagne.
Texte de Lionel, photos de Lionel, de Françoise 28 et 27 juin et de Jean-Luc