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Randonnée douce du lundi 19 janvier 2026: Parempuyre (33)

46 randonneurs ont parcouru un circuit de 8.2 km par un temps couvert, brouillardeux et frais. Ils se sont copieusement mouillé les pieds (et plus si entente) sur une centaine de mètres en bordure des marais de la basse plaine de la Garonne. C’était un bon test d’étanchéité des chaussures...

Au départ du parking de la salle de spectacle l’Art Y Show, le circuit nous a fait : 

- traverser une partie du bois d’Arboudeau (c’est le parcours sportif de Parempuyre),

- puis les quartiers centre du Bourg,

- s'arrêter à l'entrée du marais d'Olive, (brochure sur le marais),

- descendre légèrement en bord de la basse plaine de la Garonne (passage en partie inondé…. C’est là que ça…. part en pire en mouillant les chaussures – voir les photos),

- longer les ruines réhabilitées du château la Vacherie,

- puis remonter le long du château Pichon vers le point de départ. Nous passons alors près d’un arrêt de bus avec comme destination marquée « Blanquefort Frankton ». Pour en savoir plus sur « Frankton », opération de commandos britannique ayant remonté l’estuaire de la Gironde en canoë jusqu’à Bordeaux pendant la seconde guerre mondiale, cliquez sur le lien ci-dessus.

Géologiquement nous avons découvert :

- la basse terrasse de Garonne (où est construit le bourg à l’abri des inondations),

- la basse plaine inondable de Garonne quelques mètres en dessous (talus fort humide avec de multiples sources) avec la zone de découverte du milieu naturel du marais d’Olive,

Les terrasses sont constituées de sables, graviers et galets déposées par la Garonne. Ces matériaux viennent de l’érosion des Pyrénées (comme quoi, pour faire de la montagne, il suffit d’attendre qu’elle vienne à nous – quelques millions d’années quand même).

Au cours des temps géologiques, le niveau des océans a varié ainsi que la charge apportée par les fleuves. Avec des niveaux océaniques bas, le fleuve creuse son lit et les anciens dépôts. Quand les niveaux océaniques sont hauts, le fleuve dépose ses alluvions.

Les dépôts de la basse terrasse ont été ainsi largement entaillés par la Garonne lors de la dernière période glaciaire. Il y a 20 000 ans, le niveau océanique au plus fort de la glaciation était 120 m plus bas environ et la Garonne coulait 30 m plus bas. Quand les glaces continentales ont fondu, la Garonne a déposé les alluvions de la basse plaine se terminant par des argiles pour le plus grand bonheur des randonneurs (encore des histoires à dormir « de boue », me direz-vous).

Tout ces sables, graviers et galets ont été exploités (et le sont parfois encore) en gravières ce qui nous laisse ensuite des lacs.

Texte de Gaëtan photos de Serge (dont certaines avec bulles)

 

 

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