Séjour à Bagnères de Luchon
du 22 au 24 août 2025
LE PETERAM SE SERT-IL DANS UNE ASSIETTE PLATE ?
D’abord il faut que je vous dise que la reconnaissance de vos animateurs à Superbagnères le vendredi, s’est déroulée (comme) dans un nuage : nous n’en sommes sortis qu’avec la voiture au niveau du resto « La cuisine de Mamé » à St Aventin. Nous y avons rencontré « l’homme-qui-a-vu-l’ours », et qui tient l’été ce sympathique restau, dont les spécialités restent à explorer, surtout le fameux Pétéram de Luchon, car nous avons déjà goûté la Garbure de Bénasque en assiette plate ! Pour la tourte aux myrtilles, hélas l’établissement sera fermé au moment de notre départ le dimanche ! Il vous faudra y retourner pour tout déguster !
Samedi matin, grand beau temps, toutes les voitures sont chargées à bloc, sauf celle de Lucile qui est au repos. Le parking des Hospices de France est déjà plein, mais extensible. Le groupe N2 s’éloigne sur le GR, le groupe N1 peut se compter malgré des fluctuations de dernier moment.
Notre objectif se situe au niveau des Cascades, à proximité d’un repère de nivellement noirci par le temps et encastré dans un petit mur de soutènement 550m au-dessus des Hospices.
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En montant nous profitons de la descente d’une mer de nuages qui s’éloigne vers Luchon.
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Nous nous installons en contre-bas des cascades pour la pause pique-nique. Certaines zones d’herbes sont retournées par les sangliers : mais quel est le trésor qui les fait d’abord monter plusieurs centaines de mètres, avant de commencer leurs recherches ? ce sont de petits tubercules de 1 à 2 cm, sans végétation verte en cette saison, et qu’ils détectent à l’odeur. Les noisettes de terre, de leur vrai nom les conopodes, sont comestibles et ont effectivement un goût de noisettes. Heureusement les sangliers sont aussi distraits que gourmands et nous abandonnent quelques friandises.
C’est sur l’esplanade des Hospices que nous attendons à l’ombre le retour du groupe N2, enchantés de leur ouverture sur l’Espagne au col de Bénasque.
Dimanche matin, toutes les voitures sont prêtes à l’heure, pour monter au grand parking de Superbagnères. C’est encore un itinéraire aller-retour, en direction du Céciré. Le nouveau GR s’écarte de la crête directe, le long du flanc de la vallée du Lys (en patois local vallée de l’avalanche). Un longue descente rectiligne (D- 170m) précède une montée en zig-zags petits mais costauds sur 300m pour le groupe N1.
Quelques moutons pâturent encore dans les petites combes, deux aigles patrouillent tout là-haut avec leurs casques blancs, des dizaines de vautours s’abattent sur les restes d’une carcasse en contre-bas de l’ancien GR déconseillé mais très usité ce jour.
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Et pendant ce temps-là les randonneurs herborisent ou s’extasient sur les insectes rencontrés. Il y a eu la piloselle aux longs poils chargés de gouttes d’eau. Pour les Tintinophiles, aucun rapport avec le cleptomane Aristide Piloselle dans le Secret de la Licorne.
Il y a eu les grandes violettes bleues, et les grassettes sans fleur en ce moment. Et puis la Grande Carline étalée au soleil, que l’on chatouille de quelques gouttes d’eau pour la voir refermer ses pétales dorés. L’Aconit napel ou casque de Minerve, déployant ses hampes bleues dans les passages humides. Et puis à proximité l’Aconit tue-chiens, un peu plus petite et dont les fleurs sont jaunes. Attention toutes les aconits sont des poisons redoutables. Sur les mousses humides des gués, les nuées de petits papillons bleus et roux, tourbillonnent à notre passage.
Sous une pierre un nid de petites guêpes est en construction : les insectes très fins, avec les anneaux noirs et jaunes, construisent de leur salive les alvéoles empilées sur un pied comme un champignon. Nous pouvons les contempler en gros plan, notre curiosité les indiffère. Plus loin, des criquets et des sauterelles se coulent dans les herbes. Quelques grands papillons planent autour des grands chardons. Les fleurs des grandes gentianes jaunes sont passées, mais quelques pentes ont gardé les restes desséchés des iris bleus du printemps.
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A peine repartis de notre salle à manger d’altitude, nous avons vu déferler sur nous le groupe N2, ce qui a permis un joyeux retour groupé de l’ensemble des participants à ce WE d’Automne. La dispersion s’est faite après le pot de l’amitié au grand Bar du sommet de Superbagnères.
Amitiés de vos animateurs N1 Danielle et Hervé
Photos d'Hervé