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Séjour 2025-16 - Gorges du Tarn et de la Jonte – N1 
Vendredi 08 août (J5) – Bramabiau


C’est aujourd’hui qu’expire le bail avec La Draille, notre gîte. En principe, à 10 h.
Il se trouve aussi que, l’ensemble du groupe, N1 et N2, nous avons rendez-vous à l’« Abîme de Bramabiau », département du Gard, à 10 h pour la visite d’une grotte creusée par une rivière souterraine. Ça devrait donc faire quine ! 
Voilà bien un projet qui n’est pas sans en plonger quelques-uns dans un abîme de conjectures et de réflexions. 
Un abîme, chacun en a bien une petite idée. Pour faire simple, c’est une cavité naturelle, aux parois abruptes, s'ouvrant au niveau du sol. 
Bramabiau ? C’est le nom de la rivière qui surgit au fond de l’abîme. Traduction de l’occitan languedocien : « le bœuf qui brame», référence au fracas d'une chute de 10 m de hauteur, en amont de la résurgence, par fortes eaux. 
Finalement, tout ça est l’histoire simple d’une rivière, le Bonheur, qui prend sa source dans le massif de l’Aigoual. Elle disparaît sous terre près du village de Camprieu. Du reste, l’endroit s’appelle la « Perte du Bonheur ». A environ 500 m de là, à vol d’oiseau, et environ 70 m plus bas, naît le Bramabiau. 

 


Pour Edouard-Alfred Martel (fondateur de la spéléologie moderne), Bonheur et Bramabiau ne seraient qu’une même rivière et il se met martel en tête (logique) jusqu’à en apporter la preuve en 1888. Depuis, les spéléologues ont découvert 11 km de galeries souterraines sur ce site. La visite n’en comporte qu’un mais, pour nous, elle a duré 1 h 30. A l’intérieur, il y fait sombre ; on nous annonce 10° ; il y tombe sans cesse des gouttes chargées de calcaire, ce qui laisserait à penser qu’il y a un risque de se transformer en stalagmite si on stationne trop longtemps au même endroit. 


Là, le temps s’arrête. On y découvre le lent, colossal et continu travail de la Nature. Peut-on alors s’empêcher de s’interroger sur ce que nous sommes ? 


Il est donc midi quand nous retrouvons l’air libre… et chaud. 
Qu’à cela ne tienne, nous allons aller faire un saut, pas dans, mais jusqu’à la Perte du Bonheur. Nous aurons ainsi remonté le courant du Bonheur…


Revenus à l’accueil, nous nous y installerons pour le pique-nique… avant l’habituelle séquence « d’au revoir ! A la prochaine » précédent le retour au « chez soi ».


En 2014, un groupe de l’ASSM (38 personnes) était venu pour un séjour dans les gorges de la Jonte, à Meyrueis et plus précisément au gîte de la Draille. 24, sa capacité maximum, étaient hébergés au gîte et 14 dans des mobil-homes au camping proche, le « Pré de Charlet ». A cette occasion, le 1er juin, nous étions passés par la résurgence du Bramabiau et la Perte du Bonheur, sans visite de la partie souterraine. Comme le montrent quelques photos de l’époque, entre les deux dates, le niveau des eaux n’était pas comparable… et l’aventure dans le tunnel de la perte du Bonheur probablement non plus. 
Pour le détail de l’aventure, consulter le diaporama. Avis : dans la grotte, les photos peuvent être très fantaisistes. Sans doute le vertige des profondeurs !


Pour les curieux qui voudraient en savoir plus, sur votre navigateur, il suffit de demander « abîme de Bramabiau ». 


Ainsi se termine ce séjour. Rassurez-vous : il n’y aura pas de questionnaire de satisfaction comme il maintenant courant de recevoir après chaque achat d’une prestation…
A la prochaine !


Texte et photos de Jean-Claude 

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