Séjour 2025 N° 15 du 19 au 26 juillet 2025
La Margeride
22 et 23 juillet
JOUR 3 : 22 juillet 2025 - Boucle de la réserve des bisons 12 kms - D = +/- 236 .
8H30 : Départ pour la réserve des Bisons. Christine, qui s’est blessée le premier jour, n’a pas pu marcher auparavant et nous accompagne aujourd’hui. Elle nous attendra à la réserve pendant que nous effectuerons la boucle le matin.
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Un vent froid nous accueille. Nous sommes à 1334 mètres d’altitude
“La température diminue en moyenne de 0,65 °C par 100 mètres de différence d’altitude. Si l’air est très sec, par exemple en cas de situation anticyclonique, l’air peut même se refroidir de près de 1 °C par 100 mètres. Ce processus est lié à la pression atmosphérique, au rayonnement thermique et à la teneur en vapeur d’eau de l’air”.
Rapidement nous entamons une descente vers Sainte-Eulalie puis une montée dans la forêt. Le dénivelé est de l’ordre de 200 mètres. De beaux paysages boisés bercent nos pas, frangés de myrtilles sauvages. Un vrai régal.
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Bientôt nous arrivons à la réserve des Bisons. Nous pique-niquons sur une table que Christine a courageusement gardée malgré le nombre important de visiteurs.
A 15h30, nous effectuons la visite de la réserve à calèche. “La Réserve des bisons d’Europe située à Sainte-Eulalie, en Margeride (Lozère), offre une immersion dans la nature avec plus de 200 hectares où les bisons vivent en semi-liberté, avec des options de visite guidée en calèche ou en traîneau en hiver, et un espace muséographique retraçant leur histoire.”
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Notre guide Pascal est intéressant et cocasse. Nous réussissons à voir de très près deux bisons et plus tard un troupeau nous fait l’honneur de sa présence. Nous avons de la chance car ce n’est pas le cas pour tous les visiteurs.
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Après la visite de la réserve, nous faisons une escale dans une bergerie que nous visitons et où nous effectuons des achats de fromage.
JOUR 4 : 23 juillet 2025 - Boucle improvisée au Lac de Naussac 10 kms - D = +/- .
Ce matin, nous serons 14 participants. Robert et Danielle sont partis à Mende.
Départ à 8h30 du Camping. La météo semble capricieuse aujourd’hui. Des nuages aux formes avantageuses et aux couleurs bleutées dansent au-dessus de nos têtes. Leurs formes et couleurs sont des invitations à la pluie si attendue en Margeride. Effectivement depuis mi-juin, il n’a pas plu et les herbes des champs et sous-bois sont jaunies par le soleil.
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Nous arrivons vers 9 heures à notre point de départ à Naussac Ville. Nous découvrons un coin abrité avec des chaises et des tables. Objectif : faire un aller-retour pour aller voir la cascade du Donozau. Christine, qui a réalisé le tracé, guide le groupe.
Petite descente vers le lac à travers la base de loisirs. Nous suivons le chemin le long du lac qui nous emporte et nous conte au creux de l’oreille son histoire.
J’ai trouvé cet article qui corrobore ce que Jean-Luc et Sylvie et Christine et moi-même avons lu lorsque nous étions à l'hôpital de Langogne.
Extrait du site le barrage de Naussac
« Au milieu des années 1970, dans le cadre de la construction de centrales nucléaires sur la Loire, est déclaré d’utilité publique l’aménagement d’un barrage corollaire sur l’Allier, grand affluent du plus long fleuve de France. Le site retenu est celui de Naussac, une petite vallée en forme de cuvette du plateau de la Margeride, située à quelques kilomètres de la ville de Langogne, ville frontière entre Lozère, Ardèche et Haute-Loire. Une petite vallée creusée et traversée par le Donozau, une mignonne rivière descendant des monts de la Margeride voisine et se jetant dans l’Allier, à quelques kilomètres de là. En rejoignant l’Allier, le Donozau a creusé de petites gorges, un rétrécissement en sortie de la vallée-cuvette de Naussac, qui se prête idéalement à l’implantation du barrage…
La construction du barrage sur le Donozau, sur le site de Naussac, est déclarée d’utilité publique en 1976. Après quatre années de travaux, le barrage est finalement mis en service en 1983. D’une hauteur de 50 mètres, il est équipé d’une tour de prise d’eau qui permet d’acheminer l’eau vers l’usine de pompage-turbinage, mise en service en 1997, ainsi que d’une vanne à jet creux. La création de cette grande retenue d’eau, de ce lac artificiel de plus de 190 millions de m3 et s’étendant sur plus de 1 000 hectares, va constituer une importante opportunité de développement touristique et de l’offre de loisirs sur le territoire. Parmi les nombreuses activités touristiques, sportives et découvertes développées avec la création de la retenue d’eau, on compte notamment des activités nautiques comme la voile, une plage surveillée en saison, des régates organisées entre mai et septembre ; mais également des activités d’eaux vives avec du canoë, du kayak ; et enfin, des activités terrestres comme la randonnée pédestre, à VTT ou encore à cheval pour lesquels plusieurs itinéraires sont disponibles à l’Office de Tourisme…
Mais la création du lac de barrage n’a pas eu que des vertus. Le site de l’actuel barrage comptait une dizaine de villages et hameaux et une cinquantaine d’exploitations agricoles, aujourd’hui noyés sous les eaux. Pour les habitants de ces villages, de ces fermes, construites par leurs ancêtres et exploitées de génération en génération, la construction du barrage a été plus qu’un déchirement : c’est un véritable traumatisme qu’ont vécu certaines franges de la population locale, un traumatisme toujours bien vivace chez certains anciens habitants du site. Comme ce monsieur que j’ai eu l’occasion de rencontrer cette belle journée du 05 mars, à quelques mètres du lac qui a ainsi enseveli sous les eaux la maison familiale, contre laquelle il s’est farouchement battu.
Le barrage ne s’est en effet pas construit sans contestation locale : celle-ci a été très importante ..
Dès juin 1976, cinq conseils municipaux du secteur des travaux ont démissionné et effectué des recours en Conseil d’État. Un premier point culminant de la mobilisation anti-barrage est atteint au cours du week-end des 7 et 8 août 1976 quand environ huit mille personnes y participent. Aux élections municipales du printemps 1977, des municipalités anti-barrage sont élues à Langogne et à Naussac. Les manifestants sont ensuite, l’été suivant, trente à quarante mille le 31 juillet 1977 puis environ cinq mille. Une messe en plein air est organisée à « point de rassemblement situé en plein champ, loin des villages et du chantier » rallié par de nombreux « jeunes campeurs ». Ils multiplient les manifestations et occupations du site, avec tracteurs et élus, « écharpe tricolore en bandoulière ». Parmi la dizaine de maires mobilisés, ceux de Langogne, Marvejols et Florac, ainsi que plusieurs dizaines de conseillers municipaux, autour de banderoles “Non au barrage !”, “Non à l’exode !”, “Nous voulons vivre au pays !”. Ils demandent alors un autre choix pour réguler la Loire, celui d’une succession de barrages dans les gorges de l’Allier, à édifier dans le secteur entre Langogne et Brioude. Deux fois de suite le train express Paris-Nîmes est stoppé en rase campagne, un incendie non revendiqué vise une pelle mécanique, tandis que le siège de l’entreprise chargée de mener à bien ce grand projet est plastiqué.
Ainsi, dans ce « petit Larzac lozérien », tout un groupe d’habitants, appuyé par des mouvements sociaux et politiques d’envergure régionale, a lutté jusqu’au bout contre l’aménagement du barrage et la disparition subséquente de la commune de Naussac et de ses fermes paysannes.
On a proposé de construire le barrage plutôt directement sur l’Allier voisin, où sa construction n’aurait pas impliqué d’ensevelissement d’exploitations agricoles. On s’est vu répondre que cela aura nécessité la construction de trois barrages au lieu d’un pour arriver au même potentiel de retenue : trop cher, trop compliqué.
On a écrit des textes, réalisé des affiches, organisé des manifestations, en vain… : le barrage a été bâti malgré l’opposition locale. Il est là depuis désormais cinquante ans, et les visiteurs d’aujourd’hui ignorent tout de ce combat devant ses eaux calmes propices aux belles photos, aux activités nautiques, et aux pique-niques et agréables balades sur ses berges. Face aux projets immobiliers contemporains autour du lac et de ses rives attractives, pour certains, le combat continue d’ailleurs, encore, aujourd’hui. »
Deux affiches emblématiques de la contestation contre le barrage :
Que penser de ce sujet ? Je vous laisse y réfléchir.
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Nous progressons doucement sur le sentier qui nous amène vers des aires de pique-nique, nous traversons des zones humides grâces à des passerelles et de divers supports pédagogiques (panneaux thématiques, table de lecture du paysage, signalétique directionnelle) et bientôt la la cascade du Donozau s’offre à nos yeux.
Plusieurs personnes sont venues admirer ce point de vue.
Après plusieurs photos, nous entamons le retour vers les voitures. Le ciel est menaçant et nous invite à accélérer le pas. A quelques reprises nous enfilons nos capes de pluie mais rien de méchant. Quelques ondées par ci et par là.
Bientôt nous arrivons aux voitures. Les tables à l’abri nous offrent leur hospitalité pendant une bonne demi-heure.
Que de plaisir ! A la fin du repas, une belle averse nous confirme les prévisions météo de Jean-Luc.
Après une petite visite d’une église pour certains, nous partons pour Saugues où nous avons rendez-vous pour visiter le “Musée du Gévaudan”. En effet, c'est dans les montagnes des alentours et près de Saugues que sévit, à la veille de la Révolution, la fameuse bête du Gévaudan, de sinistre mémoire.
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“La commune de Saugues se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est limitrophe de la Lozère et proche du Cantal.
Ancienne place forte du Gévaudan, elle s'est développée dès le XIIe siècle sous l'autorité des évêques de Mende et des seigneurs de Mercœur. Odilon de Mercœur, évêque de Mende (1247-1274) fait bâtir le château d'Esplantas, dont il reste le donjon daté de 1252 ; le logis polygonal qui l'entoure en partie, remanié aux XVIe et XVIIIe siècles ; une enceinte. Le bourg est ceint d'une puissante muraille, dont il ne reste aujourd'hui rien.”
Nous allons voir la tour des Anglais mais nous ne pouvons pas monter au sommet à cause de la pluie. Elle s'appelle mais relate un épisode du XIVe siècle.
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Au début de mars 1362 la ville est envahie par surprise par les "routiers" (compagnie de mercenaires) de Perin Boias. Les défenses de la ville sont trop puissantes, et après des pourparlers, les routiers se retirent le 28 mars, emportant avec eux un riche butin.”
La ville est située sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Raison pour laquelle, nous rencontrons de nombreux pèlerins.
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Texte de Christine, Suzie et Jean-Luc
Photos de Christine, Jocelyne et Jean-Luc jour 3 et jour 4