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Séjour 2025 N° 15 du 19 au 26 juillet 2025

La Margeride


Présentation générale :

Une demie-journée de trajet en voiture entre Bordeaux et le camping du vieux moulin, notre Hébergement pour la semaine. La Margeride, Terre de secrets est une région naturelle du Massif Central.

Elle est située entre « le Velay au Nord et l’Aubrac à l’Ouest » 2 régions auxquelles La Margeride s’apparente fortement – et les Causses et les Cévennes au Sud, 2 zones géographiques dont elle se distingue nettement par le relief, la géologie et la végétation qui les composent.

La Margeride est un haut-plateau granitique du Massif Central de 1200 à 1500 m d’altitude.
Faiblement peuplée (14 habitants/km²), il est à cheval sur les trois départements du Cantal, de la Haute-Loire et de la Lozère.

Son relief est très érodé, couvert de landes, de pins et de pacages, parfois encore de forêts de hêtres et de bouleaux où l’on voit fréquemment affleurer la roche-mère granitique.

La nature est là, partout !


Samedi 19 juillet à 17 heures :  12 personnes sont à l’accueil du camping du Vieux Moulin. Le reste du groupe est arrivé vendredi soir.
Nous sommes logés dans 4 hébergements, 2 mobilhomes et 2 chalets. Agréable lieu au bord de l'eau, entouré d'une forêt de pins sylvestres et hêtres.

Le samedi soir, le groupe dîne au restaurant de Grandrieu « Chez Daudet ». Repas copieux qui répond parfaitement à nos attentes. Nous rentrons de bonne heure pour nous reposer dans la perspective de la randonnée du dimanche. Nous avons prévu une boucle au départ du camping de 13,5 km avec environ 380 mètres de dénivelé. 


Une randonnée par jour :

JOUR 1 : 20 juillet 2025 - Boucle de  Vedilhon 13,5 km - D = +/-  368.

 

Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner pris dans chaque hébergement, le groupe prend le chemin au-dessus du camping vers Florensac. Il fait bon et le ciel est dégagé. Nous marchons le matin car il est prévu une forte pluie vers 14 heures. 

Une belle montée dans la forêt nous attend. Un peu rude pour commencer mais nous progressons lentement.  Nous sortons de la forêt pour atteindre des plateaux. Bientôt de vastes étendues vallonnées dévoilent courbes et couleurs. Véritable patchwork naturel composé de champs d’un jaune d(or, de forêts où plusieurs nuances de vert se glissent. Le ciel moutonné ou pommelé (annonciateur du mauvais temps) de son océan bleu et d’écume blanche colore le paysage.

Bientôt nous atteignons Florensac, hameau à une altitude de 1125 mètres, où une chèvrerie a élu demeure. Bonne adresse pour des achats de fromages de chèvre. 

Nous poursuivons notre balade et passons près du lieu-dit “La Mazel”. Après le hameau, nous empruntons le GR - GR de pays Tour de la Margeride

Nous sillonnons dans de magnifiques chemins boisés et atteignons Grandrieu par le pont Romain qui traverse le Grand Rieu. Cette rivière est un affluent du Chapeauroux en rive gauche, donc un sous-affluent de la Loire par l'Allier.
De 23,3 km de longueur, le Grandrieu naît sur le territoire de Saint-Sauveur-de-Ginestoux, commune du département de la Lozère située sur le versant oriental de la Margeride. Son cours est globalement orienté du sud-ouest vers le nord-est. Il se jette dans le Chapeauroux (rive gauche) à Laval-Atger, petite localité située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Langogne.


Petite pause ombragée juste avant le pont où le groupe en profite pour s’hydrater et s’alimenter. Nous sommes à mi -chemin de notre balade. Un joli banc sculpté dans le bois et des sculptures en fer nous invitent à faire des photos.


Après cette pause bienfaisante, nous contournons le village de Grandrieu par la belle église Saint-Martin et montons vers Chams par le GR 4 - GR 65 Liaison. 

A Chams, après une courte visite dans sa chapelle, nous prenons un sentier et arrivons vers 13 heures au camping du Vieux Moulin. Belle randonnée !
20 minutes plus tard, nous nous retrouvons sous un grand barnum pour déjeuner ensemble. Festif et enjoué nous savourons cette pause qui est bercée par une très grosse averse. 

Après-midi quartier libre !

 

JOUR 2 : 21 juillet 2025 - Boucle Roc de Fenestre et col des Trois sœurs  12, 5  km - D = +/-  336 .


8h25 : le groupe est prêt pour une journée de randonnée. C’est une boucle de 12,5 kms avec un peu de dénivelé.
Nous passons récupérer Agnès et Evelyne du club de randonnées pédestres de Grandrieu.
9h00 : arrivée à Martinac. Jean-Claude, un autre adhérent du club de la Margeride nous accompagne.
Nous empruntons un chemin vers le Roc de Fenestre. L’air est frais. La montée est douce. Nous apercevons le Roc de Fenestre. Un tapis de myrtilles et de bruyères inonde le sol et escorte nos pas. Nous atteignons le Roc de Fenestre. Le vent frais caresse nos visages et nos cheveux et nous invite à nous couvrir.
Le panorama à 360 degrés nous permet d'apercevoir le Mont Mézenc et le Gerbier de Jonc. Le mont Mézenc est remarquable car il ressemble à une molaire.


Après cette pause, nous poursuivons notre chemin. A  perte de vue, un paysage mamelonné, où s’alternent prairies et forêts. Par endroit des tourbières ralentissent nos ardeurs et nous invitent à la prudence. Bientôt le col des trois sœurs s’offre à nous.

Le col des Trois Sœurs tient son nom d'une tragique histoire : "en hiver, trois sœurs de La Panouse reviennent tardivement d'un bal à La Villedieu et se laissent surprendre par la fournelo, sorte de tempête de neige fréquente en hiver en Margeride, sur les hauteurs ventées et dénudées du col. Elles s'égarent et périssent ensevelies sous la neige.
Le lendemain, avertis de l'inquiétante disparition des trois jeunes filles, les hommes du village montent au col et les retrouvent sans vie, enlacées sous un épais linceul de neige, leur chienne couchée et morte à leurs pieds
Depuis ce tragique événement, le col porte le nom des malheureuses sœurs.
Lorsque le brouillard ou la neige recouvrent la Margeride, ou selon d'autres versions à chaque nuit de Noël les trois sœurs reviendraient hanter le sinistre col, « les bras en croix, comme pour implorer la clémence divine".


La descente vers la Panouse se fait par un chemin que côtoient et bordent des framboisiers couverts de fruits qui viennent régaler nos yeux et papilles.


La Panouse est une commune rurale exposée à un climat de montagne. Nous déjeunons sur une aire de pique-nique avant d’aller visiter le jardin féerique de Didier, amoureux des fleurs et des plantes. et des belles citations d’écrivains.

Après cette belle et tendre visite, nous repartons vers Martinac escortée d’une pluie bienveillante puis retour au camping.

Texte de Christine, Suzie et Jean-Luc

Photos de Christine et Jocelyne  Jour1 et Jour2

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