Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Séjour Vallée d'Aspe du 3 au 4 juillet

Pour cette première sortie montagne pyrénéenne de la saison 2025, en vallée d'Aspe, nous avions choisi de partir en semaine, pour éviter la cohue de ce début d'été.
Les randos de niveau 1 et 2 ont eu lieu le jeudi et le vendredi. Force est de constater que la montagne est plus tranquille dans ces conditions.
Nous avons élu domicile au gîte collectif d’Accous, maison Despourrins, nom d’un célèbre poète Béarnais du XVIIIe siècle.
Ce gîte, bien connu de longue date du club, a été repris il y a 6 ans, par 2 charmantes jeunes dames, Sandrine et Claire, qui savent recevoir.
Compte tenu de la chaude météo, c’est sans difficulté qu’elles nous ont permis de partir en randonnée aux aurores, petit déj, 6 h15, départ voiture 7 h00 et premiers pas avant 7 h 30.
Personne n’a dérogé à ces consignes, bien contents de randonner à la fraîche.


Pour la première journée, le groupe 1, 8 personnes, a choisi d’aller se rafraîchir au bord du Lac d’Estaens à 1775m, une randonnée frontalière moitié en forêt moitié à découvert.
Nous sommes partis du parking de Sansannet sur la route du col du Somport (1329m).
Il nous a fallu franchir le pont du Gave d’Aspe puis prendre la piste qui mène à la cabane d’Escouret, un petit pincement au cœur, avant d’y arriver, y avait-il ou pas des Patous, leur présence potentielle n’enchante personne, ben, non, que des Border Collies. Ouf !
C’est plus simple pour acheter du fromage à la cabane...
La séquence émotion passée, nous poursuivons la montée vers la frontière, nous devons passer entre les bornes frontière 291 et 292, deux des 602 bornes reparties sur la frontière entre Hendaye à l’ouest  et Cerbère à l’est du massif.


Arrivés à la frontière nous sommes bien sûr partis à la recherche de ces 2 bornes, les photos jointes attestent que l‘on les a trouvées, elles sont parfois un peu cachées sous des buissons
Dès lors nous marchons à découvert, sur des prairies encore bien vertes et sous un léger brouillard qui ne gêne en rien notre progression. Des fleurs à foison jonchent le chemin. Le brouillard se dissipant peu à peu, nous pouvons alors admirer le panorama, des sommets à 360°et la belle barrière rocheuse de la sierra de Bernera sur notre gauche, encore un peu enneigée, à droite, des vallons rouges et herbes vertes qui donnent de belles photos.


La pente s’adoucit au passage du col de la Puerto de Estanes 
Nous découvrons alors le lac avec son eau, d’une belle couleur bleu vert. Personne à l’horizon, seul un troupeau de vaches paît tranquillement, aucun Patou. Nous pouvons nous approcher en toute sécurité.
Nous en faisons le tour par la droite pour aboutir au pas de l’Echelle à 1806 m, là un magnifique bouquet d’iris nous attend, les appareils photos crépitent.


C’est tellement beau, que nous mangerons là, près de la prise d’eau qui déverse celle-ci côté français bien que le lac soit sur le versant Espagnol et ce, grâce à un accord transfrontalier.
Notre première rencontre avec de jeunes randonneurs a lieu à cet endroit, au pas de l’Echelle. Nous les saluons et ils poursuivent leur route. Surprise, ils s’arrêtent pour se baigner. Ce n’est pas trop recommandé, pour des raisons écologiques de pollution par les crèmes solaires. Chacun voit…


Une fois le déjeuner pris nous entamons la descente, non sans avoir conversé quelques minutes avec deux allemands qui font la traversée des Pyrénées par la HRP, beau défi, ils en sont à 10 jours pour un périple total de 8 semaines. Bon courage, d’autant plus, qu’on les retrouvera plus tard, en sens inverse, ils avaient raté la déviation…
Il est 12 h 00 quand nous franchissons à nouveau la frontière, il fait déjà chaud, mais on rentre dans la forêt, la descente se fait sans aléas, nous quittons la piste et prenons cette fois le petit chemin qui mène au torrent.
 Les voitures sont en vue, à l’ombre, on s’abreuve encore un peu, il est 13 h15, les animateurs proposent alors de s’arrêter au fort du Portalet (classé au monument historique en 2005), pour une visite impromptue.
Accord général. Un peu d’histoire contemporaine ne nuira à personne. 


Arrêt au nouveau parking du pont d’Urdos. On emprunte la nouvelle passerelle qui longe la route N134 sur 400 m au-dessus du gave. Belle réalisation 2025 pas encore inaugurée.
Cette longue passerelle facilite le passage du GR10. Demain nous nous garerons là, pour aller au chemin de la mâture via un nouveau pont himalayen. Il permet de franchir les gorges d’enfer et d’aboutir au chemin de la mâture, mais ça c’est au menu de demain vendredi.


La visite libre du fort dure environ une heure et nous permet de découvrir la période de construction et son utilisation politique entre 1940 et 1945, où il a servi de prison. 
Des personnages célèbres y ont séjourné : en 1941, Léon Blum, Edouard Daladier, Paul Reynaud accusés d’avoir précipité la défaite et à la libération Pétain, pour avoir collaboré avec l’ennemi.
Ce fort a été libéré en 1944 par des guérilleros espagnols. Ironie de l’histoire, il avait été construit au XIXe siècle, pour barrer la route aux armées espagnoles ! 
Les explications vraiment très détaillées de l’histoire de ce fort et la mauvaise acoustique de la vidéo ont eu raison de la fatigue de quelques-uns, la position assise prolongée leur a permis de récupérer des efforts de la matinée...


Pour le groupe 2 , départ 7h00 également ce jeudi. 


La météo est incertaine. Orage ? pas orage. Le groupe 2 fort de 14 randonneurs rejoint le parking d’Anapia près du village de Lescun. Sac sur le dos nous commençons notre montée. Une petite bruine nous tient compagnie. Nous traversons de très belles forêts le groupe marche bien.  Sur le chemin beaucoup de fleurs illuminent les sentiers : iris, bleuets…… Nous grimpons à 1691 m pour apercevoir le lac de Lhurs dans ce cirque minéral. Il y a peu d’eau nous ne pourrons pas nous baigner mais point de fatigue nous décidons de continuer à grimper. Nous passons devant une bergerie et une charmante dame vient à notre rencontre. Elle nous autorise à remplir nos gourdes. Les langues vont bon train et nous sympathisons. Notre bergère se nomme Delphine et c’est elle qui s’occupe de la Vacherie (près du parc de Majolan à Blanquefort).

Nous sommes interloqués le monde est petit, une payse près de nous.  Elle nous explique qu’elle amène ses brebis de juin à septembre dans ses montagnes, et fait ses fromages puis les vend dans notre région. Nous nous sommes promis d’aller la voir à partir du mois de septembre.
Un petit groupe reste manger juste au-dessus des cabanes de Pouey et Claveranne, sur le chemin, pendant que les autres continuent à grimper. Arrivés sur la crête herbeuse entre le Dec de Lhurs et la Table des Trois-Rois un spectacle grandiose nous attend : nos Pyrénées à perte de vue.
Ferrat disait : « que la montagne est belle, comment peut-on l’imaginer en voyant…. » 
Après cette belle rando dans la joie et la bonne humeur nous devons redescendre pour retrouver nos compagnons de route.
Pour les 2 groupes : retour au gîte, douche, apéritif béarnais, Jurançon sec impératif...
Bon repas et promenade champêtre dans le village avant une nuit de récupération bien méritée.

 

Deuxième journée

Le vendredi « bis repetita », pour les horaires de randonnée, les voitures des 2 groupes sont abandonnées au parking du pont d’Urdos il est 7h30. Altitude 700m. Météo idéale pour faire le chemin de la Mâture.


Groupe1  
Nous empruntons donc, comme hier, la passerelle qui longe la route N134 et commençons à monter quelques lacets de la piste qui mène à l’entrée du fort, on bifurque à gauche pour prendre la toute nouvelle passerelle himalayenne qui surplombe le ruisseau le Sescoue au fond des gorges d’enfer, 50m plus bas. La passerelle n’est pas très longue, 30m, mais elle bouge et certains se crispent. De mauvais augure pour les passages aériens du chemin de la mâture.


Nous remontons jusqu’au lieu-dit Passette, par le nouveau tracé du GR10.
Là débute l’ascension du chemin de la mâture, célèbre pour être le chemin par lequel les mâts des bateaux de la nouvelle flotte française ont transité en glissant sur ce chemin taillé dans du calcaire massif, une entaille de 4*4 m au plus large, avec un à-pic de 200 m, longueur 2 km. 
Avant l’entame du chemin, les consignes sont à nouveau répétées : il faut rester au plus près de la paroi, faire ses photos, le sac contre la paroi. L’animateur serre-file veillera au grain, aucun risque ne peut être pris en pareille circonstance. 
Nous bénéficions donc de conditions idéales, temps sec et horaire matinal.  Néanmoins, dès les premiers pas, les visages se crispent, les discussions s’éteignent on entend le moindre bruit de feuille et de cailloux, la pente est constante et soutenue, cela durera 3 km, parfois sans protection coté ravin. Pas un arbre pour se retenir, ce chemin est vraiment impressionnant et chacun a une pensée émue pour les bagnards qui ont taillé ce chemin…


Arrivés à la cabane de Perry, la partie la plus impressionnante du chemin est avalée, les visages se détendent, les impressions vont bon train, mais la perspective initialement envisagée de redescendre par le même chemin pour avoir une autre vision, n‘enchante vraiment pas le groupe.


Les animateurs décident alors de faire la boucle, bien que le chemin soit plus long et le dénivelé plus élevé. Les photos de la redescente de la Mâture attendront d’autres adeptes.


C’est le cœur léger, que le groupe reprend sa progression jusqu’à l’embranchement du chemin du col d’Ayous, nous virons à gauche et filons en direction du col d’Arras (1316 m) que nous atteignons à notre cadence, sans essoufflement, avec pauses boisson fréquentes. Il est 12h30, nous décidons d’amorcer la descente pour aller manger à la cabane de Beloute, 200 m plus bas.
Un instant d’inattention et on perd le chemin. Plutôt que de remonter, on décide de le retrouver à travers bois et fougères, 20 minutes d’aventure type petit Koh-lanta, qui ont paru à certains, un peu longues. Pourtant, il ne faisait aucun doute qu’en partant à l’ouest et en restant sur la même courbe de niveau nous allions recroiser le bon chemin. C’est chose faite, on peut poursuivre la descendre vers la cabane de Beloute.
Arrivés à la cabane chacun trouve sa place, il nous faut partager les boites de pâté pour les sandwichs.


Plutôt que de se les passer de la main à la main, certains osent le lancer de boite de pâté. Le résultat est immédiat, le récepteur rate la boite et le pâté saute de pierres en pierres et se glisse quelque part sous les fougères, nous ne le retrouverons jamais et partagerons ce qu’il reste !
Une fois les échanges de chocolat effectués, la descente est reprise sur un chemin rocailleux assez pentu, il vaut mieux qu’il fasse beau. 
On retrouve le parking de Passette et les escaliers du chemin qui revient à la passerelle. La photo du retour montre l’enthousiasme du groupe à l’issue de cette belle et sérieuse randonnée.


Groupe2
Boucle chemin de la Mâture-Col d’Arras et Etsaut
Pour le groupe 2 les conditions sont identiques et effectivement la montée est un peu raide dans ces passages taillés dans le roc et, spectaculaire, dans la partie basse, sous ces falaises qui offrent aux grimpeurs un beau terrain de jeux.


Dans la partie haute l’étroitesse du chemin laisse deviner la difficulté de la descente des énormes « grumes » destinées à la marine du « Roi Soleil ».


A l’approche du pont des Trungas le chemin s’élargit et pénètre dans la forêt et nous poursuivons la boucle vers le col d’Arras avant de descendre vers le ruisseau de Bouscagne objectif pour la pause pique-nique… Mais le groupe 2 se trompe aussi peu après le col et même si un animateur « Saint-Bernard » essaie en vain de nous remettre sur le bon chemin il faut rebrousser cette pente raide et retrouver notre boucle balisée… 
Une fois notre festin avalé au bord du torrent le chemin se poursuit en direction d’Etsaut. Nos nettoyeurs : Serge et son sécateur, Philippe et ses bâtons, en tête, dégagent cette sente peu utilisée qui rejoint le GR10.


Retour vers le fort du Portalet le long du GR10 puis  traversée de nouveau de la passerelle (inaugurée le lundi suivant 07/07)
et c’est avec grande surprise que nous apprenons les péripéties du groupe 1 et que nous les félicitons pour leur parcours !!!
Le pot de l’amitié est pris avec l’autre groupe (N2) au Bar le Permayou qui mettait au point son service de commande informatisée : des améliorations sont à envisager. Finalement les breuvages finissent par être servis et sont bien appréciées par le groupe, la fin de séjour est alors prononcée chacun se sépare pour un retour vers Bordeaux et les fortes chaleurs : +10°c par rapport à notre terrain de jeu (Bordeaux 35°, Accous 25°C).


Vos animateurs N1 et N2 : Alain, Danielle, Solange et Françoise
A très bientôt à Matemale.

Photos de Françoise J1 et J2

Photos d'Alain

Photos de Lisa J1 et J2

Photos de Solange

Photos de Philippe F

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :