Au départ du grand parking de l’office de Tourisme de Saint-Germain de la Rivière (33), en Fronsadais en rive gauche de la Dordogne, 45 randonneurs ont parcouru un circuit de 12 km ramené à 10 km par un temps ensoleillé et très (trop?) doux pour la saison.
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Pour des raisons de gestion de la sécurité notamment, l’animateur a été amené à plafonner le nombre de randonneurs à 45. Mais que ceux qui n’ont pas pu s’inscrire se rassurent : elle sera reprogrammée au printemps (il y aura des fleurs) et ils auront la priorité.
Gérer la sécurité d’un grand groupe même à deux animateurs n’aurait pas été possible sans l’aimable et efficace collaboration de randonneurs bénévoles (qu’ils en soient remerciés!). Ceci à permis d’avoir deux personnes en tête, deux serre-files et deux personnes qui assuraient la sécurité amont et aval lors de la traversée (dangereuse) de la route à grande circulation entre Saint-André-de-Cubzac et Libourne.
Le cheminement a permis de découvrir :
1/ l’église de Saint-Germain, son cimetière attenant et sa magnifique croix de cimetière,
2/ la rude montée de Pille-Bourse qui nous a fait longer l’abri sous-roche où a été découverte en 1934, la sépulture de la dame de Saint-Germain-La-Rivière qui abritait le squelette complètement enduit d’ocre d’une femme d’une trentaine d’années richement parée et daté d’environ 16 000 ans. Les produits des fouilles ont été mis dans des caisses, puis ont été transportés au musée national de la Préhistoire aux Eyzies où ils sont exposés. Allez y et vous saurez également « tout, tout, tout.. sur les Eyzies » (communication orale de Pierre Perret),
3/ l’évocation du travail de la pierre de taille avec la tranchée montant au bourg et le lavoir en pied de petite falaise. L’extraction de la pierre de construction (calcaire à Astéries) a laissé de nombreuses cavités partiellement réemployées. Nous y reviendrons,
4/ le plateau atteint enfin après les 150 m de dénivelé faits dans les 2 premiers kilomètres (ça c’est fait d’entrée),
5/ Les entrées de la champignonnière « Champi-Bio » utilisant des anciennes carrières souterraines sous le plateau pour la culture des champignons,
6/ le château la Rivière découvert à la redescente du plateau. Magnifique construction adossée à la pente et dominant le val de Dordogne, dont nous découvrirons la terrasse grâce à l’amabilité des personnes responsables du site. Il faut y retourner !
Le soleil baisse vite en ce mois de novembre et le retour s’amorce en longeant les entrées de carrières souterraines du château servant de caves, de belles statues au formes arrondies…..
Le « bain des dames », ample vasque recueillant l’eau d’exhaure des carrières, n’ayant pas tenté les randonneurs, nous poursuivons notre descente dans la magnifique forêt du parc aux arbres magnifiques.
Les belles couleurs d’automne nous accompagnent mais que de choses à voir et commenter et le soleil baisse vite… l’animateur décide de raccourcir le circuit pour rentrer. On retraverse (en sécurité) la grande route chargée du trafic de fin de journée et on se met un peu de boue aux chaussures dans les chemins et prairies de la basse plaine. Cela aurait été dommage de s’en priver.
On arrive à temps pour le cidre….
Texte de Gaëtan (dénommé plus avant « l’animateur »… et oui... il parle de lui à la 3ème personne du singulier maintenant)
Photos Serge