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Pour la randonnée de ce jeudi, le rendez-vous se situe derrière l’église de Quinsac. 37 randonneurs se retrouvent sur le parking, prêts à découvrir les vignobles de Quinsac.
"Située rive droite de la Garonne à moins de 15 km du centre-ville de bordeaux, Quinsac est une commune de l’aire urbaine de Bordeaux. Son territoire s’est développé sur la région girondine de l’Entre Deux Mers, célèbre pour ses vins blancs secs et ses AOC Premières Côtes de Bordeaux. Quinsac est aujourd’hui considérée comme la capitale du Clairet, un vin bordelais délaissé localement après le départ des Anglais à la fin de la guerre de Cent Ans, mais qui a continué à être exporté vers l’Angleterre au 16e siècle : peu macéré et issu d’une fermentation courte, ce vin rouge clair et peu chargé en tannin va être à nouveau produit de manière traditionnelle en 1950 par le viticulteur Emile Peynaud, qui le distribue à la cave de Quinsac. L’appellation contrôlée Bordeaux Clairet voit le jour et Quinsac devient la capitale du Clairet."
Le soleil est au rendez-vous et il faut s’assurer avant le départ que tout le monde a suffisamment d’eau, car le parcours va alterner entre montée et descente. Nous sommes sur la rive droite de la Garonne et le terrain de l’Entre-Deux-Mers n’est pas plat comme dans le Médoc.
Nous traversons le village de Quinsac pour nous diriger vers les vignes, sur de petites routes étroites mais sur lesquelles circulent beaucoup de voitures.
Par sécurité, nous marchons dans l’herbe au bout des rangs de vigne, mais dans un virage un panneau « interdit aux piétons » se dresse devant nous. Il était là lors de la reconnaissance et certains sont surpris de sa présence. Nous sommes contraints de regagner le bord de la route en attendant d’atteindre un chemin balisé, permettant de longer, cette fois, les vignes sans risque.
Nous apercevons au bout des rangs de vigne, le Château Péconet. "Ce château a été édifié durant la première moitié du XVIIème siècle. Il est resté un des rares exemples de l’architecture de l’époque dans la région bordelaise. Acquis au XVIIIe siècle par un Américain ayant fait fortune et qui lui a donné son nom, le château se présente sous la forme d'un logis de deux niveaux dont l'un, sous les combles, est éclairé par des lucarnes. Le domaine est entouré de vignes et appartient désormais au groupe Cordier. Le château n’est pas ouvert au public. Il est partiellement classé aux Monuments Historiques."
Arrivant près d’un lavoir, nous en profitons pour faire une halte, pour nous désaltérer et réunir le groupe avant de repartir sur un petit chemin qui, heureusement, a été tondu depuis la reconnaissance.
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A la sortie d’un bois, nous découvrons une palombière et cela nous permet de faire une pause au frais. Ce lieu est très apprécié et suscite de nombreux commentaires destinés à préciser les coutumes des chasseurs dans les palombières. Il faut siffler pour donner le signal du départ.
Alors que nous longeons les vignes du Château Puy Bardens, nous apercevons un tracteur au loin qui traite la vigne. Malgré la chaleur, nous accélérons le pas afin d’éviter tout contact avec les produits. Ce Château se situe dans les hauteurs de l’appellation Cadillac Côtes de Bordeaux sur la commune de Cambes, il domine du haut de son coteau la vallée de la Garonne. "C’est un terroir au potentiel incroyable de par son sol argilo-graveleux et ses terrains pentus offrant un ensoleillement idéal."
Nous quittons le coteau pour descendre vers le village de Cambes par un magnifique chemin ombragé, très pentu, de part et d’autre duquel s’élève des falaises. Ce qui permet à Gaëtan de nous expliquer la composition
des sols de ce coteau.
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Nous arrivons sur les rives de la Garonne, au Petit Port de Cambes, sur une petite place où se tiennent tous les étés "Les Garonnades". "Évènement incontournable pour la commune et ses habitants, ces rencontres festives et gourmandes sont l’occasion de découvrir les viticulteurs de la commune ainsi que les foodtrucks locaux. Elles ont lieu tous les vendredis, cette année du 21 juin au 30 août."
Nous profitons des bancs installés sur la place pour faire une pause ravitaillement avant de longer la Garonne jusqu’au célèbre restaurant " L’Auberge André ".
Au moment de reprendre notre ascension vers le coteau, nous passons devant une étrange boutique. " Le Broc de Cambes – Erotisme et brocante " voir les photos de Gaëtan pour plus de détails !!!!
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La montée est rude, sur une petite route ombragée, au milieu d’une forêt, mais les conversations au sujet de la boutique la rendent plus facile.
Nous entamons alors, une nouvelle descente en direction du port d’Esconac où nous retrouvons la Garonne bordée par de très belles demeures en pierre. Le rivage y est plus sauvage qu’à Cambes, et nous découvrons quelques carrelets.
Quittant la Garonne, nous apercevons au loin sur notre gauche, la Cave de Quinsac que nous n’aurons pas le temps de visiter.
En face de nous, s’élève le coteau boisé, et au milieu des arbres se dresse un calvaire. Nous empruntons donc le chemin du calvaire et cette dernière étape sera la plus pénible de notre parcours, mais chacun à notre rythme nous parvenons tous au sommet. Certains font une halte pour admirer le belvédère depuis le calvaire.
Laurent donne quelques conseils pour qu’à l’avenir nous économisions nos forces lors d’une grande montée.
Enfin, le clocher de l’église de Quinsac apparaît entre les arbres. Et c’est avec plaisir que nous atteignons les voitures pour retrouver le cidre de Mauricette et quelques gâteaux.
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Texte Christine, photos Christine, Gaëtan et François