Godillots du mardi 26 Septembre 2023 : à Ascumbas ?
Invités à Ascumbas, nous nous sommes retrouvés à Saint-Emilion. Par quel sortilège ? La réponse est simple : nous avions 13 siècles de retard… et l’animateur a été incapable de trouver le chemin… à remonter le temps.
En effet, au 8ème siècle, le moine breton Emilian, né à Vannes (ce n’en est pas une !), décide de partir vers l’Espagne. Après une halte dans un monastère à Saujon, il s’arrête finalement dans la forêt de Combis, à Ascumbas (que des histoires de combes), l’ancien nom de Saint-Emilion. Il emménage dans une grotte naturelle, au pied de l’escarpement, aujourd’hui « l’Ermitage de St-Émilion » où il avait même l’eau courante.
En allant fouiner sur votre navigateur préféré, vous pourrez découvrir l’histoire insolite de cet ermite et celle de la ville de Saint-Emilion.
Au cours des siècles, si les combes sont restées, la forêt naturelle a été remplacée par une forêt de… vignes connue du monde entier.
Naturellement, autour de St-Émilion, en plus de celle du vin, règne une odeur de sainteté. Ainsi, la « Juridiction » de St-Émilion, correspondant à l’appellation, regroupe 8 communes dont 7 portent le nom d’un saint : St-Émilion, St-Christophe-des-Bardes, St-Etienne-de-Lisse, St-Hippolyte, St-Laurent-des-Combes, St-Pey-d’Armens, St-Sulpice-de-Faleyrens. La 8ème est ce mécréant de Vignonet.
En même temps, le doute semble régner partout. La preuve avec tous ces panneaux « Grand cru », « Grand cru classé »…
La cité médiévale et sa « juridiction » sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.
Fermer le ban.
Pour nous, ce mardi du 21ème siècle, sur le chemin des Fossés, près de la Porte Brunet, il est 7 h 45. Le soleil, rougeoyant, peine à se lever. À 8 h, ce sera l’assaut. Les 11 pèlerins ici rassemblés sont-ils prêts à en découdre ? Hum, c’est la reprise et il y aurait peut-être plus le besoin de recoudre ! Mais il fait beau. Alors, nous allons essayer d’en faire autant… même si ce n’est acquis d’avance. Et c’est parti.
La suite se passe sur le diaporama.
À signaler que nous étions observés par Catherine, à l’essai, une forme d’examen de passage réciproque. Aurons-nous, à ses yeux, réussi le nôtre? Il semblerait que oui puisqu’elle a « signé » dans notre club. Nous ignorons le montant du transfert. Bienvenue.
Au bout du compte, mais surtout de la journée, nous aurons parcouru 24,6 km en jouant au yoyo tout au long du parcours et c’est là, sur la dénivelée, que les résultats divergent. Et moi j’ai 250 m ; et moi j’en ai 380 quand l’application d’un autre en donne 600. Qui détient la Vérité ? Pour vous faire votre opinion, prenez une carte topographique et suivez l’itinéraire proposé. Nous partons de 70 m d’altitude ; nous montons à 95 m avant de redescendre à 35 ;
Il faudra remonter à 96 avant de rechuter à 48 ; de 48 à 93 ; puis 81 ; 97 ; 55 ; 70 ; 52 ; 82. Et nous n’en sommes qu’au 11ème kilomètre, sachant que les petites montées ici et là n’ont pas été prises en compte et que la suite sera pire… Alors, quid des 550 m annoncés ?
Malgré ces péripéties statistiques, toute la petite troupe est revenue sans soucis (apparents…) au point de départ après une dernière… grimpette de 50 à 70 m sur 240 m. Ce qui nous donne un pourcentage de pente de… ?
De tout ça, un élément essentiel à retenir : la bonne ambiance.
Pour terminer, tranquillement installé dans sa grotte dont l’entrée était au Sud (pas fou, l’ermite), écoutons ce que, paraitrait-il, fredonnait Émilion (air repris plus tard par un certain Bob Dylan) tout en cuisinant, sur un feu de bois, un lapin de garenne accompagné de cèpes, produits prélevés à proximité. Les « circuits courts » avant l’heure.
A lire en écoutant : voir le lien
Texte et photos de Jean-Claude