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Le mercredi 06 septembre  : Plougrescant :

Sous-titré : mais qu'allaient-ils faire sans ce calvaire ? .......

Après l’après-midi détente d’hier, la rando de ce jour sera la plus longue. Donc rendez-vous à la plage de Pors Scaff. Nous tournerons dans le sens des aiguilles d’une montre en suivant le GR34. Le 1er arrêt sera pour le gouffre de Plougrescant et bien sûr sa célèbre maison du littoral. 


Castel Meur, aussi connu comme « la maison du gouffre » ou « la maison entre les rochers », est une petite maison en pierre coincée entre deux énormes rochers qui attirent de nombreux touristes au cœur du site naturel protégé du Gouffre. Castel Meur veut dire Grand Château : un nom surprenant pour cette petite maison blottie entre deux géants. La maison a le dos tourné à la mer, le propriétaire ayant cherché à la protéger en construisant la maison dans un berceau entre les deux rochers pour la protéger des tempêtes violentes qui fréquentent ce lieu. La petite maison a été construite en 1861, à un moment où les permis de construire n’existaient pas, où n’importe qui pouvait construire comme il le voulait. Après la mort de son propriétaire initial, Castel Meur a servi de résidence secondaire à la famille descendante qui a vécu ici de façon sporadique. L’occupant actuel, la petite-fille du premier maître de la maison, y vit depuis 2004 après avoir vendu son entreprise en Amérique et être venu en Bretagne. Auparavant, vous pouviez marcher jusqu’à la maison et l’admirer de près. Mais après que des touristes japonais ont grimpé sur le toit pour prendre des photos et causé des dommages, la propriétaire a été en justice pour faire valoir ses droits et interdire toute représentation commerciale (les cartes postales de Castel Meur n’existent plus aujourd’hui). Elle a également construit un mur d’enceinte autour de la propriété a interdit l’accès au bâtiment. Mais la commune ne désespère pas d’utiliser à nouveau l’image de Castel Meur pour développer le tourisme de la région. En effet, la propriétaire n’ayant pas d’héritier direct, la mairie espère pouvoir un jour racheter la maison entre les rochers. 


Sur notre parcours, la pointe du Château. C’est le site le plus au nord de notre séjour. Et maintenant direction Plougrescant, ses églises et son calvaire. 


Tout d’abord, l'église paroissiale Saint-Pierre de Plougrescant a été construite de 1875 à 1877 par l'entrepreneur Bellec d'après les plans et devis dressés par l'architecte Théodore Maignan. Elle est de style néogothique à volumétrie importante et à trois vaisseaux construite en moellons de granite et schiste sur un plan en croix latine. L'espace intérieur, dont le couvrement est formé par une voûte sur croisée d'ogives, est éclairé par des baies à remplage de pierre. Éléments de décor : pignons découverts à rampants à crossettes, pierre de taille (contreforts, encadrement des baies, chaînes d'angles, tour), trilobes, quadrilobes, baies à arc brisé. 


Puis la Chapelle Saint-Gonery. D’origine romane agrandie au XVe siècle, cet édifice, construit à l’emplacement d’un oratoire, présente un étonnant contraste entre sa partie du XIe, d’aspect massif, porteuse de la flèche, et sa nef du XVe qui appartient elle, au gothique flamboyant. Le sanctuaire abrite le sarcophage de Saint-Gonéry qui était si vénéré que bien des fidèles ne pouvaient assister à l’office : il fallut édifier une chaire à prêcher extérieure dans l’enclos autrefois un cimetière. Le tombeau de Monseigneur du Halgouët y est également érigé.
La particularité de cette église est son clocher « tordu ». Le socle sur lequel elle fut montée ne fut pas assez solide et s'inclina d'un côté, tandis que la flèche, couverte de plomb s'inclina de l'autre côté. Symbole de la commune, les habitants ont refusé que la flèche soit redressée lors des travaux de rénovation en 1962.

 

Et maintenant direction le calvaire. Visiblement il n’est plus là. A la place une petite zone artisanale. Après consultation de l’office du tourisme, de la mairie, la boulangère pense qu’il a été déménagé derrière l’église. Finalement, notre groupe reprend la route sans avoir vérifié. 


Après un passage par l’Enfer, nous prenons la route des Moulins. Visiblement la température élevée et la longueur du parcours ont eu raison de quelques randonneurs. Au lieu-dit Ralevy, nous les confions à Gaëtan. Nous reviendrons les chercher avec les voitures. 

 

Texte de François, photos de Gaëtan, François, Mauricette et Marie-Françoise

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