Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

WEEK-END RAQUETTES AU MARCADAU

Refuge du Clot – Mars 2022

Au sortir des voitures sur le parking de Puntas au pont d'Espagne au-dessus de Cauterets, il faut chausser les raquettes pour gagner le refuge du Clot avec l'indispensable pour 2 nuitées.

800 à 900 m en raquettes avec une légère montée pour y parvenir !

La bonne humeur reste de mise mais l'effort est à soutenir !

Au fur et à mesure de la progression chacun réfléchit à son " indispensable " n'ai-je point emmené du superflu ?!! et ce superflu n'aurais-je pas dû l'alléger encore ?

Ils sont venus, ils sont presque tous là...suant, soufflant avec le sourire et la bonne humeur.

Installation dans les dortoirs. A chacun son espace réduit et la convivialité reste de mise. Les repas savoureux et généreux ajouteront à la bonne ambiance de ce séjour.

Les jeux de cartes permettront de rire encore et de s'amuser tout simplement.

Et puis le soir, certains d'entre nous repartiront jusqu'au parking accueillir les derniers arrivants. Ambiance particulière en noir et blanc, où seulement le crissement des raquettes sur la neige rompt le silence.

Tout le monde est là ! Bonne nuit car demain après un bon petit déjeuner, départ !

Quelle sera la météo ?

Ah la météo, parlons-en ! Jeudi à l’arrivée des GO, temps gris avec annonce d’un mélange pour les trois jours suivants.

Donc Jeudi les GO-N2 ont traîné au retour du lac de Gaube en regardant isards et sanglier. Vendredi pluie et neige, nous confirmons et précisons grésil, pluie et vent glacé : le GO-N2 ont capitulé à 200 m du Pont des Aratilles, face à la neige humide et au froid.

Samedi au réveil, 10 cm de neige fraîche tombée dans la nuit, redonnent allure aux arbres et au paysage, mais surtout un tapis blanc et craquant pour recouvrir le gros sel pâteux sur les pistes et sentiers ; et par-dessus tout cela, le retour du soleil et du ciel bleu.

Et Dimanche, même scénario avec neige à gros flocons dans la nuit et durant la descente de nos bagages , puis retour du soleil et bronzette durant le déjeuner. Quel plaisir !

Groupe Niveau 2 :

Samedi matin, 16 randonneurs en route vers le refuge Wallon, et comme c’est jour d’ouverture de la pêche, nous croisons d’abord des pêcheurs en accédant au plateau de Cayan.

Un skieur nous dépasse, et nous lui signalons qu’il n’y en a qu’un seul devant lui ce matin ; il nous fait remarquer que ce skieur en fait c’est lui, et qu’il court pour se rattraper.

Au pont d’Estalounquet, Hervé présente « son » groseiller sauvage qui produit bien mais plus tard en saison. La forêt de sapins aux bras couverts de neige, les pins sylvestres aux troncs rouges soulignés de blanc, le torrent sage car peu alimenté qui sculpte les falaises blanches de ses berges, c’est un monde enchanté que nous traversons ce matin.

Le chemin, enfin hors du domaine skiable aménagé, nous permet de déboucher sur le plateau du Marcadau en pleine lumière.

Le panorama est grandiose, et même si beaucoup le connaissent déjà, il reste toujours objet d’émerveillement. Les crêtes depuis les pics des Aratilles , Péterneille et Marcadau, (la Fache est masquée par le relief) jusqu’au Cambalès se détachent blanches sur le bleu du ciel.

Juste un bémol, la découverte du chantier du nouveau refuge Wallon : surprise à la vue de cet immeuble de deux étages, recouvert de bois, pas vilain mais un peu incongru dans ce site. Attendons de le voir fini et nous y reviendrons pour jauger en fonctionnement, et effacer de nos souvenirs l’ancien Wallon en pierre, bas et souligné de rouge.

En tout cas, c’est au soleil en bordure du chantier que nous déjeunons, en gardant les distances pour ne pas recevoir les paquets de neige qui tombent bruyamment de la toiture. Maintenant les groupes de randonneurs arrivent régulièrement pour profiter de cette belle journée au Marcadau.

En descendant nous pouvons admirer la Nature, les truitelles dans le torrent, les isards dans les hautes prairies que le soleil a déjà débarrassé de la neige, et même les bouquetins aux cornes impressionnantes qui sont descendus pour brouter presque au niveau du pont du lac du Paradis.

Ce soir au Clot, l’apéritif nous est offert par notre hôte : un cocktail maison dont la recette est secrète mais efficace pour délier les langues ! Merci Frédéric.

Dimanche la neige tombe lourdement mais sans vent, lorsque nous quittons le refuge du Clot.

Les cascades du Pont d’Espagne dévalent bruyamment en noir et blanc. Débarrassés de nos excès de poids, nous repartons à 13 cette fois vers les rampes de départ du GR vers le Lac de Gaube.

Le groupe N1 nous suit de près et chemine rapidement. Très vite nous quittons le GR pour nous engager dans la petite combe parallèle au sentier nominal. Nous ne réalisons pas tout de suite que les flocons de neige s’arrêtent progressivement, captivés que nous sommes par la présence d’une harde d’isards à quelques dizaines de mètres seulement. Ils s’écartent à peine pour nous regarder passer, mais se laissent photographier sans difficultés.

Les arbres de cette combe étant des feuillus, la neige accumulée sur les branches fait des guirlandes rendues lumineuses dans les rayons du soleil qui s’impose maintenant. Peu après avoir rejoint le sentier balisé, nous faisons quelques détours le long des cascades pour profiter de leur féerie, serpenter entre les rochers et finalement regagner l’itinéraire nominal par une grimpette en dévers. Plus loin, le sentier traverse les restes d’un cône d’avalanche, toujours impressionnant, qui a purgé la pente exposée au soleil, il y a plusieurs jours.

Et puis c’est l’arrivée au bord du lac : blanc sur fond blanc, avec quelques ombres de nuages créant de faux relief pour nos yeux. Au fond du vallon de Gaube, les contreforts du Vignemale jouent à cache-cache avec les lambeaux de nuages. A l’arrivée du groupe N1, nous nous installons pour déjeuner, répartis autour de l’auberge du lac, surveillant les autres randonneurs qui s’aventurent sur la glace ou sur le sentier vers le refuge des Oulettes de Gaube plus loin sous le Vignemale.

C’est épatant de se retrouver tous ensemble pour la pause du déjeuner. Pendant la descente, nous aurons encore une rencontre avec des isards au niveau du couloir d’avalanche aux arbres fracassés. Nous sommes de retour au parking vers 14h15, mais en ayant conscience que la qualité de la neige se dégrade très vite sous le soleil, et que nous avons été gâtés par la météo pendant ce dernier week-end raquettes 2022.

Texte d’Anne-Marie et Hervé

Groupe Niveau 1 :

Pour ce dernier séjour raquettes de la saison, nous avons traîné nos raquettes dans cette magnifique vallée du Marcadau qui nous a accueillie dès l’arrivée avec bagages et raquettes aux pieds depuis le Pont d’Espagne, jusqu’au refuge du Clot (alt 1522m) qui sera notre hébergement pour le week-end.

Samedi 12 mars

Objectif du N1 le pont d’Estalounqué 2 km avant le refuge Wallon, N2 Refuge Wallon

Il a neigé et c’est dans la grisaille que nous débutons notre randonnée.

Anne-Marie et Hervé avec le N2 nous précèdent et ouvrent la voie ce qui facilite grandement notre évolution sur la neige fraîche. Merci les amis.

Nous remontons la rive gauche du Gave du « Marcadau », en passant par le plateau du Clot, jusqu’au pont du Cayan, pour revenir rive droite jusqu’au pont « d’Estalounqué ».

Pique-nique au soleil, sur le plateau après le pont (1712 m) et retour au refuge par la rive droite du Gave, après un petit arrêt au (lac du) Paradis encore partiellement gelé sur lequel certains randonneurs inconscients testent l’épaisseur de la glace.

Nous concernant nous nous contenterons d’être spectateurs et rejoindrons en toute sécurité le refuge du Clôt.

Circuit en boucle de11 km et 328 m de dénivelée.

Dimanche 13 mars

Objectif du N1 et N2 Lac de Gaube.

Comme la veille il a neigé et il neige toujours lors du début de la randonnée.

Départ raquettes aux pieds du refuge du Clot, avec nos bagages pour les déposer dans nos véhicules au Pont d’Espagne.

C’est un peu allégés que nous prenons la direction du lac de Gaube en suivant le N2 qui nous fait aussi la trace facilitant notre progression. Re merci au groupe N2.

‘’Le chemin’’ entre le gave de Gaube et le GR10 est ouvert vaillamment par Hervé.

Après quelques kilomètres sous la neige et de magnifiques paysages nous rejoignons le GR 10.

Le soleil se montre généreusement et nous arrivons enfin au Lac de Gaube pour le pique-nique.

Après une pause bien méritée, par le même circuit, nous redescendons, en ayant le plaisir d’observer plusieurs groupes d’isards paissant tranquillement premières herbes et bourgeons, dans une neige un peu molle et collante.

Ce séjour nous aura permis aussi de voir des paysages de cartes postales , des pins crochets tous plus beaux les uns que les autres, bouquetins et Isards, de nombreux pêcheurs à la truite (c’était l’ouverture) et surtout de partager le tout dans la bonne humeur avec un groupe à l’écoute et très sympathique .

Circuit de 5 km 5 et 272m de dénivelée.

Restitution du matériel pelles sondes et DVA,  un petit pincement au cœur car c’est déjà terminé (le temps passe trop vite en bonne compagnie)

Un dernier adieu à cette vallée enneigée et nous prenons le départ.

Vos animateurs, Gabriel et Danielle

Photos N2 d'Hervé

Photos N1 de Gabriel

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :