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2021-04-25 : Di 2021/17

Il était une fois... un randonneur qui tournait, tournait, tournait en ronds, ronds. Est-ce à dire que tourner en rond est le signe que les choses de la vie tournent rond ? La période des examens approchant, ce pourrait être un sujet de dissertation.

Toujours est-il que notre randonneur se retrouva devant une grande armoire aux souvenirs. Machinalement, au hasard, il ouvrit un tiroir. Il en retira une enveloppe un peu jaunie par le temps. A l'intérieur, des photos de paysages variés, sans aucune indication de lieu, de date de prise de vue, d'auteur présumé. Bref, des photos anonymes. Que pourraient-elles raconter ? Il m'est alors revenu la formule d'un vieux pote d'école (assez nettement plus âgé que moi) : "Ce que l'on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément". Si mes souvenirs sont bons, le copain en question en avait fait tout un poème. D'ailleurs, je vais vous le réciter :

"Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d’écrire apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l’on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Surtout, qu’en vos écrits la langue révérée
Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.
En vain vous me frappez d’un son mélodieux,
Si le terme est impropre, ou le tour vicieux ;
Mon esprit n’admet pour un pompeux barbarisme,
Ni d’un vers ampoulé l’orgueilleux solécisme.
Sans la langue, en un mot, l’auteur le plus divin
Est toujours, quoi qu’il fasse, un méchant écrivain.
Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,
Et ne vous piquez point d’une folle vitesse ;
Un style si rapide, et qui court en rimant,
Marque moins trop d’esprit, que peu de jugement"
.

Je me souviens du poème mais pas du nom de son auteur. Était-ce Rabelais ? Ou Montaigne ? A moins que 

ce ne soit Victor Hugo ? Ou Napoléon ? Peut-être Mérimée ? Ou plutôt Sarkozy ? Ou Einstein ?

Trêve de diversion : revenons à nos photos anonymes et à ce qu'elles ne disent pas.
Autrement dit, ce qui se conçoit mal s'énoncerait confusément et les mots pour le dire arriveraient difficilement. Mais alors, que dire de ce qui ne se conçoit pas ? Y aurait-il même des mots pour le dire ? Finalement, faute de mots, pourquoi ne pas le raconter en images ? Du coup, de la randonnée virtuelle, vous allez passer à la randonnée fantôme. Pour y participer, faut-il une attestation dérogatoire de quelque chose ? Nous pouvons toujours affirmer que ça se passe dans notre imaginaire et que celui-ci, même pour les grosses têtes, se situe facilement dans notre cercle des 10 km à défaut d'être dans notre cercle d'amis... bien sûr limité à 6 autour de notre écran.

Vous observerez qu'un paysage revient de manière quasi-obsessionnelle. Pour un randonneur, il est un excellent repère ; il vous mettra peut-être sur une voie ?

En même temps, vous pouvez suivre celle-ci : lien n°1

C'est peut-être le moment d'y croire : lien n°2

Texte et photos : Jean-Claude

 

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