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Pour ce séjour risqué au pays basque, nous avions élu domicile au château de Libarrenx, dans le bourg de Gotain Libarrenx. Un bâtiment imposant, très confortable, avec l’excellent accueil de la pétillante directrice Béatrice Champagne et de Nathalie et Marie-Pierre pour le service restauration. Personnel très aimable, réactif et soucieux de nous faciliter le séjour.

Dès le vendredi soir, l’apéritif de bienvenu concocté par André semble très apprécié, au vu du container rapidement vidé de ses quelques litres de breuvage.

Samedi matin tout le monde sur le parking du centre d’accueil de la Verna altitude 600 mètres.

Le niveau 2 se répartit en deux équipes, équipe 1, 12 personnes, équipe 2, 11 personnes. L’équipe 1 se lance

la première dans l’aventure grotte. D’abord se vêtir avec une combinaison d’égoutier, ou de pécheur ou de marin peut-être. C’est du plus bel effet, des vertes, des bleues, des jaunes. Une petite route, très étroite (heureusement, pas de croisement de véhicule), très raide par endroits, nous conduit à l’entrée du tunnel de la VERANA altitude 1050 m. Finalisation de l’équipement : la charlotte sur la tête ou viendra le casque avec la frontale. Puis le baudrier bien serré sur les hanches, avec ses deux longes, comme une via ferrata. Et en route pour le tunnel avec son impressionnant courant d’air. Il est vrai que le conduit débouche au gouffre Lépineux près du col de la Pierre, à près de 1800 m d’altitude : on imagine le tirage de la cheminée ! Un tunnel à plat de 600

mètres et nous voici dans l’immense salle de la Verna. Pour l’instant il fait noir, nos frontales éclairent à peine les murs et le plafond. Et c’est parti pour la rando spéleo, au pas de course sur les premiers escaliers, puis c’est le caillou humide, et l’eau à coté ou en dessous. La rivière débite près d’un M3 seconde. Quelques passages en vire, des marches rudimentaires en barres scellées, un peu d’escalade avec les mains, des sauts, les longes sont bien utiles, car la moindre chute c’est le bain assuré dans une eau plutôt fraiche. Malgré cela la pierre ne glisse pas trop, aucune chute ou glissade. Au bout d’une heure, nous atteignons l’entrée de la Salle Chevalier, que l’on devine au dessus de nos têtes, mais qui nécessite un peu d’escalade. Ce sera le point de retour lequel se passera sans problèmes, mais en restant très attentif.

Au retour dans la salle Verna, l’éclairage artificiel nous dévoile l’immensité de la cavité. Un long moment de

contemplation devant ce chef-d’œuvre qui a nécessité quelques millions d’années pour se construire patiemment avant l’effondrement final il y a 200 000 ans. Le réseau a été découvert par Georges Lépineux en 1950. Après avoir observé l’envol de choucas, d’un trou près du col de la Pierre Saint Martin, il s’engage dans le gouffre, un puits de 300 m de profondeur. Quel courage pour se lancer…La Verna en chiffres : 255 mètres de long, 245 mètres de large, 194 mètres de haut, une superficie de 4,3 hectares. On dit que onze cathédrales Notre-Dame pourraient s’y loger. Environ 1600 gouffres, dont une dizaine parmi les plus importants du monde, 456 km de réseaux souterrains explorés et 13 grandes rivières constituent les réseaux actuellement connus de la Pierre Saint Martin.

L’après-midi l’équipe 2 se lance à son tour dans l’aventure, et le niveau 1 fera lui aussi sa rando spéléo aux abords de la grotte.

Pendant ce temps, l’équipe 1 randonne sur les collines au nord de l’église de Sainte-Engrâce, et cette bonne Sainte-Engrâce nous a bien protégé de la pluie qui n’a pas osé gâcher la journée.

Le verre de l’amitié en fin de soirée a permis à chacun de revivre sa journée autour d’un, voire plusieurs verres de marquisette.

Dimanche c’est la rando Holzarté. Météo moyenne, pas de vent mais la méfiance est de mise. Quelques

parapluies à titre préventif. Les deux groupes au parking g de Logibar près de la centrale électrique.

Le groupe 2 fait la boucle des gorges D’Holzarté avec en final, la traversée de la célèbre passerelle. D’abord la montée un peu rude vers Pekoberroa, puis Latsagaberroa, avant de dominer la profonde gorge d’Olhandubi. Juste devant nous, vers le sud, toutes les crêtes sont encore enneigées, un beau mélange de verdure des pâturages et du blanc des sommets. Pique-nique près du Cayolar d’Olhandubi, assez rapide car il fait froid aux doigts.

Puis la descente d’abord par une piste assez roulante, puis un petit sentier en lacet, bien humide pour

glisser, avant d’accéder à la fameuse passerelle, qui enjambe l’impressionnante gorge d’Holzarté. Mais d’où vient l’idée de construire une telle passerelle dans un coin aussi sauvage. Cette passerelle n’est utilisée que par les randonneurs du GR10. Bravo et merci à ceux qui l’ont édifiée.

Le groupe 1 tourne en sens inverse pour en théorie retrouver le groupe 2 près de la passerelle. Mais la rencontre n’aura pas lieu. Ce groupe aura le privilège de traversée la passerelle deux fois. Bravo !

Pour une fois, rando pays basque sans pluie, ça se mérite. Satisfaction générale

photos de Claire, Christine, André et Serge, texte d'André

les photos du vendredi groupe 1 et 2 (33 présents)

les photos du samedi groupe 2a (rando + grotte) puis groupe 2b (grotte + rando) c'est là qu'il y en a le plus vu que deux appareils se sont transformés en spéléologues.

les photos du Dimanche (le groupe 2 entier)

 

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