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BIENVENUE AU GAZTIN BORDA ! Du 19 au 21 Juin 2018

L’Euskadi incrustée dans son nuage uniformément gris et mouillant nous accueille, Sylvie, Anne-Marie et moi-même Hervé, ce lundi par la GI 2134 à l’hôtel de Gurutzeberi. Les habitations n’ont pas la bipolarité des couleurs du pays Basque côtier ou français, mais une patine espagnole plus uniforme. L’hôtel placé sous le signe des lions, est tenu par deux frères, avec qui nous sympathisons très vite. Le logement et les repas nous satisfont pleinement, nous ne pourrons que

recommander cette adresse.

Histoire de dérouiller nos articulations, nous faisons dès ce premier jour un aller-retour à Oiatzun par le PR local, malgré la persistance de l’humidité ambiante. A Oiatzun nous aurons nos habitudes sur la place centrale entièrement consacrée aux piétons, aux touristes et aux enfants (après la sortie des écoles). Nous y apprécions la zénitude espagnole des fins d’après-midi (les commerces ne rouvrent que vers 17h), et l’activité qui s’intensifie alors aux terrasses ou dans les commerces.

Mardi matin la couverture grise des nuages bas et gris rampe sur la luxuriance de la végétation avide d’humidité. La voiture reste près du lac de San Anton, et nous partons sur les chemins couverts de feuillages arrachés par on ne sait quelle tornade dans les jours passés : les feuilles sont intactes donc ce n’est pas la grêle, et la couche arrachée couvre le sol dans toute la zone proche du lac. Nous atteignons d’abord le lac Domiko autour duquel des tests de plantations de résineux multiples ont modelé la forêt. Nous ne découvrirons que mercredi le séquoia géant qui se cache au bord du lac. Nous montons vers les crêtes, d’abord celles parcourues par les pistes forestières, puis plus haut celles qui séparent les pentes couvertes de hêtres des prairies d’altitude et qui sont jalonnées de postes de tir pour la période de migration des palombes. Les vaches et les pottioks se partagent toutes ces pentes quasiment sans autre randonneurs que nous à cette période. Nous nous abritons au Gaztin Borda pour le pique-nique, mais ces cabanes d’altitude sont froides et humides, plus sans doute que la terrasse sous l’auvent. L’absence de visibilité est frustrante, et nous ne profiterons pas aujourd’hui des grands panoramas, ni des mégalithes qui se cachent à notre approche. Notre itinéraire culmine au Biandiz, après lequel nous descendons vers le nord, en contournant l’Errenga pour nous retrouver au-dessus du tunnel du col d’Aritxulegi. Il ne nous reste qu’à descendre vers l’auberge Aialde et le lac de San Anton vers la voiture (16,8 km et 764 m). Peu après une halte à Oiartzun, nous retrouvons Serge, Dominique, Marlène et Katy à l’hôtel.

Mercredi la météo est au top du ciel bleu lorsque nous repartons vers le parking du lac de San

Anton. Je ne vous reraconte pas l’itinéraire qui est à peu près le même. Mais en mieux, car nous évitons le cul-de-sac de la station de captage sous le lac de Domiko, nous rendons visite au séquoia géant, nous admirons du départ jusqu’aux crêtes les grandes digitales, nous suivons le nuage de vautours qui tournoient au zénith, nous repérons de nombreux mégalithes et cromlechs, nous pique-niquons sur la table extérieure au Gaztin Borda, nous passons par le sommet de l’Errenga, et tout cela avec un panorama limité seulement par le voile bleuté de l’air (15,8 km et 784 m). Bien sûr nous faisons notre pause sur la place du centre d’Oiatzun.

Jeudi, c’est à nouveau la grisaille et les nuages rampants qui nous accompagnent. Les voitures sont posées près de l’auberge Aialde, et nous partons par le canal de Domiko recouvert partiellement de dalles, en admirant les énormes hêtres hirsutes qui brandissent leurs bras menaçants chargés de fougères. Les truites de montagnes nagent à nos côtés dans l’eau claire du canal. Peu avant d’atteindre la route d’Elurretxe, nous attaquons la montée vers les sommets de l’Aiako Harria qui ressemble plutôt à une montée dans le nuage, genre échelle de Jacob mais moins fréquentée. Par chance, pendant notre pique-nique au voisinage du Txurumurru, le soleil vient nous faire un clin d’œil. La montée sans visibilité vers les deux sommets ne nous semble pas indispensable (sécurité), et nous redescendons au voisinage du Castillo del Inglès. Après avoir vu la nevera du col d’Elurretxe, nous finissons le tour du massif par le GR. Le sentier est très abimé par l’érosion et les nombreux arbres abattus par les tempêtes. Le sentier s’achève au col d’Aritxulegi et nous descendons par l’enclos aux cochons vers l’auberge Aialde (13,8 km et 703 m).

Ce séjour placé sur semaine n’a pas eu le succès escompté, mais présente de nombreux avantages quant à la découverte des régions et villages visités. Les commerces sont ouverts, certes à des heures insolites, mais habituelles. Enfin, certains d’entre nous ont pu faire une halte aux ventas avant de reprendre l’autoroute. Les caractéristiques des randonnées sont supérieures aux annonces initiales (niveau 2 plutôt que niveau 1), mais ont été adaptées au niveau effectif des participants avec leur accord.

Vos animateurs Sylvie et Hervé, et tous les participants à ce week-end de milieu de semaine, sont revenus enchantés.

Hervé a été tellement exhaustif ci-dessus qu'il m'en coupe la chique : deux journées de randonnées superbes car en fin de compte pas une goutte de pluie au pays basque (même espagnol) c'est peu banal car c'est très très très vert, et puis l'auberge espagnole et la "Clara con limon" moi ça me fait craquer à chaque fois !  les photos

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