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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 08:22

Qu'il était bon ce voyage tant dans l'histoire, d'une savante place forte à une motte féodale, que dans la géographie, des rivages de l'océan à leurs vestiges marécageux ! Hervé, fidèle à son habitude, nous avait concocté là des parcours de rêve pour randonneurs sensibles à la beauté des lieux. Clin d'oeil à la période révolutionnaire, nous logions à la Salle du Jeu de Paume ! Notre serment à nous : randonner quelles que soient les conditions météo, et nous avons tenu parole : pluies intermittentes le samedi, pluie battante samedi soir et ciel couvert dimanche...

Nous nous ébrouons donc samedi matin vers Moëze pour une première découverte du clocher anglais à crochets de son église, de la croix hosannière Renaissance de son cimet!ère, de sa collection de "timbres"... et de sa boulangerie. C'est par un sentier très vite littoral que nous quittons Saint-Froult. Nous cheminons ainsi sur la digue Brouage 0061entre rivages de l'océan et marais, vers la Passe aux Boeufs, atteinte à l'heure précise de sa découverte par le reflux.  Peu de syndicats d'initiative négocient aussi bien que notre Hervé-Moïse avec les astres, pour nous permettre de fendre les flots à l'heure dite. L'arrivée sur l'Ile Madame (de Soubise ? abbesse de l'Abbaye-aux-Dames ?) rappelle l'épisode violent de 1794 où périrent ici 254 prêtres réfractaires. Plus loin, les paisibles carrelets d'aujourd'hui Brouage 0084voisinnent avec le puits que les Insurgés avaient dû creuser pour ne pas mourir de soif. Mais à côté de là, le Fort de l'Ile attira la curiosité de deux de nos compagnons, assurés de ne pas s'égarer sur une île de 78 ha, mais à la recherche desquels nous nous sommes tout de même lancés. L'abri de l'embarcadère pour Fouras a fait notre affaire pour la pause pique-nique. Nous n'avons pas attendu 19h, l'heure limite de jonction du continent à pied sec, pour jouer les boeufs sur la Passe. Port des Barques nous a offert son littoral de villas simplettes ou prétentieuses, entrecoupé d'établissements huîtriers ou conchylicoles dont l'inactivité apparente ne laissait pas de nous étonner. Quelques pas plus loin, la Fontaine Royale dévoilait son architecture classique. Cette belle fontaine à eau douce, destinée à approvisionner les bateaux en partance, était alimentée par deux sources aux noms bien peu engageants : la Fontaine aux Morts et Fontpourri ! Un détour par l'intérieur nous a conduit enfin à Fort Lupin, qui malgré son nom de fleur, disposait de défenses bien menaçantes sur la Charente. C'est devant lui que, heureux et étirés, nous avons accueilli nos chauffeurs pour rentrer.

Le repas du soir, comme celui de la veille, fut un délice et le Brouage à Brouage est une adresse à retenir, en plus avouez que cela ne charge pas trop votre mémoire ! Un jeu de questions mis au point par Hervé - et propre à maintenir celle des participants ! - permit de remporter de belles médailles de la Monnaie de Paris dédiées à Brouage. Nous étions deux couples courageux à suivre Hervé pour une découverte by night (and by rain !) des merveilles de la cité fortifiée. La Porte Royale bruissait encore de l'équipage de Marie Mancini qui venait souvent là, dit-on, se languir de son Roi-Soleil... nous partagions finalement les mêmes espoirs ! La dense obscurité et le bruit de l'eau tombant du ciel nous aidaient à imaginer les rivages marins qui, autrefois, léchaient ici les remparts de Brouage. Plus loin, le Magasin aux Vivres, la Glacière savamment éclairés, nous laissaient imaginer la splendeur de cette place forte au XVIIe siècle. La poterne coudée du Petit Port, d'où partaient les barques qui alimentaient en munitions les ilôts fortifiés d'alentour, nous parut facile à emprunter. Malheureusement Hervé chuta sur le dos après une glissade sur ces pierres humides et nous regagnâmes rapidement le Jeu de Paume pour la nuit.

La prudence l'emporta et Hervé admit de confier le parcours du dimanche à Guy. L'objectif était cette fois de parcourir les hauteurs des falaises calcaires qui constituaient jusqu'au XVIe siècle le littoral marin. Aujourd'hui elles se contentent de dominer les marais de leurs 25-30 m. Nous avons emprunté principalement le GR 360, fort bien balisé, souvent empierré, enfin une merveille par rapport à la boue de la veille. Les échappées sur le marais ravissaient nos regards. Un arrêt devant le splendide portail roman de l'église de Saint-Symphorien Brouage 0133nous rappela que nous étions en pays Santon. Ses voussures massives et ses chapiteaux historiés valaient le détour. Mais le clou du parcours fut sans doute la Tour de Broue merveilleusement située à 38 m sur un éperon s'avançant sur le marais, autrefois l'océan, et occupé depuis le Ve siècle. Rarement le mot de motte féodale a pris autant de sens. Nous avons eu le plaisir d'y retrouver Hervé et Catherine pour une photo de groupe bien méritée. La descente vers Saint-Sornin empruntait un bois charmant, puis suivait un canal rectiligne où cygnes, hérons, ragondins, vaches et chevaux nous ont accompagnés. Le traditionnel pot de l'amitié fut partagé au Café-Bar de Saint Sornin fidèlement tenu depuis plus de cinquante ans par le même propriétaire, dans un décor inchangé où le babyfoot d'époqueBrouage 0164 fonctionnait encore, mais seulement avec des pièces de 2 Francs religieusement conservées... Merci Hervé, merci Mauricette, merci à tous !

Les photos de Guy sont ici, les miennes là. Toutes les autres sont les bienvenues. N'hésitez pas à ajouter à ce texte vos propres commentaires sur ce beau week end. 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 12:27

18. C'est mieux qu'en 14. Dix huit pèlerins (et pèlerines) a avoir entrepris l'aventure. Car elle commence2012-0922-St-Cirq-002 bien avant l'arrivée, par des petites routes tortueuses à l'infini qui vous mènent à ce village soi-disant "préféré des français" (on voit bien qu'ils n'y habitent pas...).Là, l'espace est si réduit qu'il n'y en a pas pour les voitures. Dès en arrivant, vous comprenez pourquoi "saint cirque". Mais à la fin, après avoir plus ou moins traîné ses baluchons, on parvient à les poser dans notre résidence provisoire somme toute plutôt confortable. Au restaurant (si, si !), à l'autre bout du village (quelle expédition !), les dîners étaient bien... dimensionnés pour des randonneurs. A cette occasion, nous avons apprécié de rencontrer "Fénelon", un Cadurcien vraiment sympathique mais il n'était que de passage. Dommage car il est de charmante compagnie.  Si l'aller est une occasion de voir le village, le retour dans l'obscurité est l'occasion de frayeurs insoupçonnables. On a même entendu parler de loup garou, c'est vous dire ! A moins qu'il ne s'agisse d'une rechute dans l'enfance, "maladie" incurable. Bien, mais me direz-vous, qu'étiez-vous venus faire dans ce coin si retiré ? Une retraite méditative ? Une cure de repos ? Les deux. Jugez plutôt avec le programme qui suit :

2012-0922-St-Cirq-014Samedi : départ au chant du coq... Y'en a pas dans le patelin. Ce fut donc 8 h, heure terriblement matinale pour certains (es). Après avoir dévalé le coteau, nous avons échoué sur le chemin de halage qui conduit au village de Bouziès. Après avoir langoureusement "méandré" (je dépose à l'instant le brevet...) le long du Lot et effectué une ascension de 160 m, nous nous sommes retrouvés (on ne sait trop comment) sur un causse (toujours mon lapin... qui ne s'est pas montré). De petites routes en petits sentiers et après un détour par une cour de ferme où la patronne nous a gentiment remis sur le droit chemin que nous n'avions pas perdu mais ce sont là les hasards de l'aventure (ça lui fera quelque chose à raconter car les rencontres doivent être rares en ces lieux), avec un peu de chance, nous sommes tombés sur le cirque de Vènes (comme la fermière rencontrée plus haut, prononcez "vène"). Coup d'œil sur le décor environnant avant d'attaquer, à l'envers, le chemin de croix vers St-Cirq et la montée à la chapelle Sainte-Croix. Ce fut sans doute un calvaire pour certains et si un illustre personnage portait les épines autour de la tête, en couronne, d'autres les portent aux pieds. Ce n'est probablement pas plus confortable. De retour au bercail, nous avons pu découvrir à loisir St-Cirq, ses ruelles et ses maisons à l'architecture caractéristique pratiquement toutes devenues des boutiques en tous genres.

Dimanche : les tâches ménagères accomplies dans le gîte et les voitures rechargées, en route pour2012-0922-St-Cirq-044 Marcilhac-sur-Célé. Le GPS connaîtrait-il ce lieu ? Serait-il capable de nous y conduire ? Oui, il a trouvé le chemin... et quel chemin. Ce fut d'abord une route normale, puis une route moins normale, puis un chemin encore praticable pour arriver sur une piste étroite, caillouteuse et ravinée à loisir où les voitures, à l'image des attelages d'autrefois, refusaient d'avancer. Après un demi-tour laborieux (tous ces chevaux à dompter pour réussir la manœuvre, ça demande de la maîtrise) nous avons opté pour une solution mieux adaptée. Après un enchaînement de lacets, de descentes et autant de montées, nous arrivons à destination, sans personnes dérangées, du moins en apparence... Sans notre "Jésus" et ses épineux soucis, commence alors le circuit des "cazelles" (et non des gazelles comme certaines l'ont cru un peu hâtivement), ces constructions entièrement en pierres, matériau plus qu'abondant dans la région. Nous avons ainsi cheminé toute la matinée sur le causse, par des petits chemins et sentiers tout du long bordés de murs en pierres sèches. A l'approche de St-Sulpice-sur-Célé et de... midi, les fonctionnaires de la rando, l'œil sur la pendule et pointilleux sur les horaires, se sont émus de constater qu'il n'était pas question de pause. A 12 h pétantes (s'il n'y avait eu que les 12 h dans ce cas...), les revendications ont commencé à fuser (elles aussi). L'alternative est simple : ou on déjeune à l'entrée du village, ou ça se passe à sa sortie car avec une troupe de 17 convives sur la place de leur village, les autochtones peuvent éteindre la télé. A l'entrée du village, tout en longueur entre la falaise du causse et le 2012-0923-St-Cirq-027Célé, les premiers sont tombés en arrêt devant un four aménagé dans un abri sous roche. Et tout simplement, l'idée de déjeuner là les a effleurés, certains imaginant déjà d'y faire des grillades. Mais enfin, comment avait-on pu envisager, même un instant, de s'installer dans ce bouge digne de culs-terreux quand d'autres se voyaient sur une verte pelouse fraîchement tondue sur laquelle on aurait tendu des nappes de dentelles... Ah ! Vous pensez que j'en rajoute ! Finalement, nous nous sommes invités au château... avec notre pique-nique. Je conviens volontiers que ça change de statut. Après une petite grimpette digestive, le tour d'un dolmen, retour sur le causse et ses chemins bordés de taillis où le buis domine. Et nous voilà à la recherche d'un point de vue. Non, non, pas de celui des 17 présents dont on n'a rien à... mais de celui qui domine Marcilhac, certainement aussi intéressant. Après deux tentatives infructueuses, alors qu'on avait renoncé à le trouver, nous sommes tout naturellement tombés dessus. Force est de constater qu'en cet endroit, carte et terrain sont sérieusement fâchés. Après un consensus sur le point de vue, il reste à rejoindre Marcilhac alors à nos pieds, 150 m plus bas. L'obstacle a été contourné par un chemin mieux à notre portée que le vol d'oiseau (même si, des oiseaux, nous en connaissons quelques spécimens rares).                                                              Une fois en bas et à peu près présentables, d'un même élan, en procession, la troupe est allée honorer le désormais "sacro saint pot de fin de rando". Alléluia !

Tout est sur les photos. (enfin presque car le blogueur sabre pour tenir l'année en 1Go, c'est donc une selection des photos de Jean-Claude et Michel).

Jean-Claude

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 22:23

cidre98éme et dernier jour, nous bouclons le tour de la presqu’île du Crozon avec ce bout de sentier qui manquait à notre palmarès. Temps couvert dès le matin, et contrairement aux autres jours ça ne se lèvera pas. Pourtant la journée avait démarré sur les chapeaux de roues car un élément mâle s’était planqué dans les toilettes sans verrouiller sa porte. La surprise a été totale lorsque la porte s’ouvrit à la volée pour le nettoyage habituel du matin … et je n’étais pas là pour immortaliser la scène.

Nous partîmes de Roscavel en retrouvant deux spécimens basco-breton (si si ça existe) , qui pour s’offrir une2012-0909-pointedesespagnols-046 rando du Dimanche n’hésitent pas à traverser la moitié de la France

. Le bord de la mer d’Iroise et la rade de Brest sont un peu tristounettes sous la grisaille et la pointe des espagnols n’offre pas la vue espérée, mais nous voyons Brest, ce qui signifie qu’il ne pleut pas, du moins pas encore. Qu’importe, la marche est vivifiante et le pique-nique dans un chemin creux nous offre la possibilité d’expérimenter la tenue honnie du randonneur : le poncho, objet que nous enfilons à l’arrivée de quelques grosses  gouttes qui ne seront en fin de compte qu’une fausse alerte. Le seul avantage c’est que nous avons maintenant 3 lanternes rouges pour le prix d’une, et quelles belles lanternes !

Le soir, dernier repas en commun à la crêperie Saint Come avec une flottaison d’odeurs odorantes tout autour du bâtiment, les dernières photos 2012-0909-groupe

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 22:24

cidre7Aujourd’hui, manœuvre risquée de la part du staff :: longer l’aber en partant des dunes côtières pour atteindre le fond de l’abime. Pour la réaliser, nous partons avec nos 9 véhicules habituels jusqu’au village de Trezagou, nom prédestiné qui rime avec zazous et nous en avions 4 sous la main sans le savoir car lorsque nous laissons au parking  2 bagnoles, en chargeant à bloc les passagers des-véhicules restants, il nous apparait comme un manque, normal l’une des 7 restantes a été se planquer à l’ombre et que voyons nous arriver l’air guilleret, nos 4 marcheurs équipés : brodequins, sac à dos, bâtons, chapeau  … ah ils2012-0908-aber-Benoit-031 avaient l’air fin !!!

Tout est rentré dans l’ordre et nous voila partis, à travers dunes avec l’aber comme ligne d’horizon. Peu à peu le soleil gagna en intensité, mais le GR très prévoyant nous avait préparé tout un cheminement à travers sous-bois odorants, ce qui nous a permis d’apprécier ces 14km sans détours aberrants (jeu de mots facile  j’en conviens) et sans modération, encore une belle journée. et encore des photos

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 12:34

Bon, après 6 jours passés en mer, on frôle l'overdose d'iode. Il est temps de prendre de la hauteur. Ca tombe à pic, puisque Jean-Claude m'a envoyé le compte-rendu détaillé de la sortie + un reportage photos commenté et qu'Etienne m'a également passé ses photos. Comment on appelle le mal des montagnes déjà ?

Sortie n°22 du 30 Août au 4 Septembre

Aneto-Posets

 

Ce séjour de six jours (on recommence sans bégayer cette fois) se déroulait en Espagne dans le parc naturel "Posets - Maladeta". Au programme, figurait l'ascension des deux plus hauts sommets des Pyrénées : les Posets (3375 m) et l'Aneto (3404 m) et, entre les deux, quelques balades d'agrément.

1er jour (Jeudi 30/8) : en convoi (2 voitures), les 8 participants se sont rendus à pied d'œuvre en terminant par une piste raide par sa montée et pour les suspensions. De là, "Pla de l'Estallo", nous avons gagné le refuge "Angel Orus". Sous la pluie. C'est un bon début. Le refuge est accueillant. Il comporte même une douche dans le dortoir dont le prix est compris dans la pension ! Le luxe ! Par contre, faute d'activités locales (ici, le soir venu, les rues sont désertes), on se couche tôt.

Posets-Aneto-2520070.JPG2ème jour (Vendredi 31/8) : à 7 h, le ciel est clair, la température plutôt fraîche et le vent souffle. Direction le pic des Posets. Au dessus de 2500 m, si les pelouses ont disparu, il reste les cailloux : des petits, des gros, des très gros, bien rangés ou en vrac. Il faut trier pour suivre le bon chemin. Et puis, enfin, le sommet. Quel panorama ! D'ailleurs, malgré les nuages coincés côté français, nous avons pu apercevoir nos collègues en goguette en Bretagne. Malgré nos gestes et nos appels dans leur direction, ils ne nous ont pas répondu. Tant d'indifférence nous a refroidi mais moins que le vent qu'ici rien n'arrête. Dans ce décor à la ronde, nous avons surpris l'Aneto, petit triangle dominant à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau. Il nous a paru bien insignifiant. Il a du le comprendre car, de tout le reste du séjour, il est resté caché, comme honteux. Pour meubler un peu le retour, nous avons fait un petit détour, histoire de trouver la cabane de Llardaneta. Et nous sommes rentrés retrouver Angel au refuge.

3ème jour (Samedi 1/9) : entre le massif des Posets et la vallée d'Estos, les lacs sont nombreux. Par unPosets-Aneto-2520039-2520-25282-2529.JPG temps couvert et froid, nous sommes partis à leur recherche et le fait est que nous en avons trouvé un certain nombre, tantôt dans un environnement totalement minéral, tantôt dans un décor plus accueillant. Nous sommes ainsi allés jusqu'à, en patois local, l'Agujas (l'aiguille ?) de Perramo. C'est drôle dans ce pays comme ils aiment les cailloux ; ils en ont mis partout. Après cet exploit, nous sommes revenus chez Angel pour notre dernière nuit ici. Demain, nous déménageons.

Posets-Aneto-2520061-2520-25283-2529.JPG4ème jour (Dimanche 2/9) : nous abandonnons Angel Orus (et pas Angèle aux russes comme vous l'aviez sournoisement pensé) pour rejoindre le refuge de la Rencluse où nous devons passer les deux prochaines nuits. Retour au parking du Pla de l'Estallo avant de rejoindre celui de l'Hospital de Benasque. Et nous partons dans la vallée de Bénasque, balayée par un vent violent, sous un ciel chargé. Après une courte halte à la Besurta, à l'autre extrêmité de la vallée, nous grimpons au refuge. Là, accueil et service d'excellente qualité. Il y a peu de monde mais ça ne nous contrarie pas ; le "pas de Mahomet" sera moins encombré. Car, demain, c'est l'Aneto. Le matériel est prêt et les rôles ont été distribués. Une inquiétude cependant : la couverture nuageuse est basse et tenace et la météo est plutôt résignée.

5ème jour (Lundi 3/9) : la météo n'a pas varié. Nous décidons de partir tout de même, au moins jusqu'au2012-0906-Posets116.JPG Portillon supérieur (un lieudit local, très recherché des candidats à l'Aneto). Vêtus comme en hiver, lampes frontales allumées, nous nous faufilons dans la nuit et entre les blocs de pierres. Très vite, nous entrons dans le brouillard. Un décor féerique : le brouillard et des pierres à perte de vue... jusqu'à 30 m. Inoubliable. Nous en avons profité pour faire une boucle entre le Portillon inférieur et le Portillon supérieur, deux villages proches. Un itinéraire est indiqué sur la carte mais sur le terrain..! Dans le brouillard ! Il est constamment perdu entre les gros blocs qui tapissent ce coin de paradis. Le Portillon supérieur (une mince brèche dans une crête) qu'on voit quand on arrive dessus ou plus exactement dessous, était notre première étape. C'est ici que nous devions décider de la suite que nous avions rêvée. Portillon supérieur ? Pensez donc, c'est l'entrée du paradis ! Le portier doit se prénommer Pierre ! Peut-être même est-il saint ? A l'évidence, ce jour-là, c'était l'enfer. Inutile de lutter, la nature est la plus forte. Les damnés que nous sommes sont donc misérablement redescendus sur terre et au refuge. Finalement, l'Aneto, nous ne l'avons pas vu. Durant ces six jours, nous ne l'avons aperçu qu'une seule fois, de loin, depuis le sommet des Posets. Réalité ou mirage ? Existe-t-il vraiment ou est-ce une légende ? Nous ne saurons pas. Ou pas cette fois-ci. Comme nous n'avons vu que du brouillard et des cailloux à moins que ce ne soit des cailloux et du brouillard, seul Etienne a pris quelques photos de cette expédition. Et demain, on s'en va.

Posets-Aneto-2520186.JPG6ème jour (Mardi 4/9) : météo toujours maussade. Pour agrémenter le retour vers le parking de l'Hospital de Benasque, nous avons fait un détour par le "Forau (cirque) dels Aigualluts" et le "Trou du Toro". Ça vaut le détour. Ensuite, par la vallée de Benasque, toujours aussi ventée, nous sommes revenus aux voitures. Il y faisait si frais que nous sommes descendus jusqu'à Eriste pour pique-niquer au bord d'un lac, artificiel soit, mais au soleil. Profitant de la proximité d'un café, nous avons pris là le sacro saint pot (ne trouvez-vous pas que ça sonne bien ?) de fin de séjour. Et chacun est rentré chez soi. Sans le cliché "Aneto" mais avec plein d'autres images en tête et le souvenir d'une sympathique ambiance.                                                                                                                                                                                      Ainsi s'achève la campagne 2012 des randonnées en montagne. Rataplan, plan, plan. Plan. les photos de Jean-Claude et d'Etienne

Jean-Claude

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 22:24

cidre5Il y a deux façons de randonner autour de  ce cap :

1 – un jour de tempête, qui permet d’apprécier la nature âpre et sauvage du cap

2 – un jour de beau temps, opérant une transformation du paysage car à la bruyère rase succède falaises et pinèdes qui donne l’impression de parcourir le littoral méditerranéen

Après un vote au sein de notre groupe, un large consensus nous permis de demander à >Mr Météo l’option2012-0907-capdelachevre-084 numéro deux, vous n’avez qu’à regarder les photos pour voir si nous avons été exaucés.

Sinon tout va bien, Marie à toujours le foie en vrac et Danielle postule à la chorale des aphones anonymes

15km,  500m de pleins et de déliés que nous n’avons pas vu passer tant les paysages nous ont transporté, à croire que la Bretagne avait migré en Corse. Car après une partie créative dans un champ de cairns, le pique-nique au bord de l'eau aurait permis la cuisson des oeufs sans coup ferir, en tout cas notre eau, elle, a sacrément tiédit. Heureusement à l’apéro les boissons étaient fraiches et les moules du pays préparées avec amour et dévotion furent avalées par une bande d’affamés ravie de sa journée quasi idyllique. les photos

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 12:18

cidre8Il n'y a pas que les journées du patrimoine, ne reculant devant rien, voici la journée culture de notre semaine bretonnante : 1ere étape, l’abbaye de Daoulas, grand soleil, ça va être une belle journée, la preuve : j'ai déniché une bouteille de circonstance. Pour la visite de l'abbaye groupe séparée en 2 accompagnement par deux charmantes guides, l'église, l'abbaye, les jardins, la fontaine, l'art comptemporain, tout est passé en revue.

Puis nous démarrons le circuit des enclos paroissiaux L’enclos était le lieu de 2012-0906-5-St-Thegonnec-002rencontre entre les morts et les vivants au 16 et 17ème siècle, il se compose d’une porte ou arche, d’un mur d’enceinte, d’un calvaire, d’un ossuaire et d’une église. La Bretagne était prospère grâce au lin qui servait à tisser des toiles vendues en Angleterre. Les paroisses se livrèrent alors à l édification d’enclos Mauricette, dans un premier temps avait planifié la totale : 7 lieux panachant les 3 circuits existants totalisant 26 sites, qui se transformèrent en 3 + un pot réparateur, chacun terminant la journée en ajoutant ce qui le branchait, les plus courageux finirent à six.

De mémoire (en m’aidant du circuit prévu) en en ne citant que très partiellement chaque lieu il y avait :

1 – Sizun, l’un des plus imposants, une entrée monumentale longue de 15m percée de 3 arcades

2012-0906-5-St-Thegonnec-0222 – Guimiliau, le calvaire présente plus de 200 personnages, l’église contient un baptistère en chêne sculpté

3 – St Thégonnec l’un des plus grands calvaires avec les 9 scènes de la passion, une mise au tombeau dans l’ossuaire.

4 – Lampaul Guimiliau, l église contient une des plus belles poutres de gloire du Finistère et de superbes rétables

5 – La Roche-Maurice : dans l’église un jubé en chêne polychrome sépare la nef du coeur

6 – La Matyre, c’est le dernier visité de la journée, les pieds souffrent, heureusement la douche, l'apéro, le repas, les cartes, les dames chinoises nous attendent, ainsi que les photos du jour

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 13:05

cidre6Comme chaque jour, un évènement imprévu vient égayer notre parcours. Aujourd’hui c’est Raymond qui s’y colle. Alors la Bruyère pourquoi ?

Première hypothèse, notre compagnon est un puis de sciences, capable de citer Virgile dans le texte, alors … mais non ce n’est pas ça.

Deuxième hypothèse, peut-être que dans sa lointaine jeunesse, l’homme a titillé la pipe, une lointaine2012-0905-pointe-Dinan-123.JPG ressemblance avec Brassens peut-être… en tout cas personnellement je ne l’aie jamais vu fumer la moquette ou autre substance exotique.

Fumer non mais fulminer oui, car l’une de nos joyeuses luronnes a voulu coucher le Raymond dans le foin en croyant que ce doux tapis de fougères et bruyères mélangés allait l’attendrir. Manque de pot, il y avait plus d’épines que de roses. Maintenant je peux vous certifier que Raymond, outre la barbe, a un autre point commun avec le capitaine Haddock. Pour conclure le chapitre, nous pouvons donc affirmer que La Bruyère avait du caractère.

Sinon c’était comme d’habitude, un temps doux mais couvert toute la matinée, le soleil très paresseux se2012-0905-pointe-Dinan-142.JPG mettant à jouer à cache-cache à partir de 13h, heureusement nous étions dans la partie la plus sympa de la boucle de Dinan, le château de Dinan étant au programme de l’après-midi, roches déchiquetées, belles plages, amas rocheux, bref une belle ballade de 14km avant la sortie restaurant à Morgat le soir. Comme chaque jour, certains d’entre nous profitent de chaque pause pour se livrer à leur exercice favori, en voici un en plein effort, les photos

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 13:13

cidre4Départ comme d’habitude à 8h30 mais cette fois-ci directement du gîte. Auparavant le petit déjeuner fut rythmé par les mines défaites de Pierre-Yves et Marie-Jo testeurs assidus des bouchons d’oreille et qui semblent avoir atteint les limites de résistance des dites boules, les ronflements de leur colocataire transperçant allégrement la défense des bouchons, d’où l’expression : « avoir les boules ». Dans le même temps 2012-0904-Landevennec-027Claudie frôle l’extension de voix à la grande satisfaction de Nanar, nouveau poisson pilote, dénommé ainsi depuis qu’il a relaté à un autochtone l’ensemble des randonnées de la section, qui en a déduit que le conteur  pilotait le bazar.

Dès le départ, notre barbu de service (devinez qui ?) partait en flèche. Manque de pot, le parcours avait muté en cours. Résultat des courses 15km et 600m de dénivelé pour le groupe et plus du double pour l’étoile filante. Les montées assez rudes furent largement compensées par le découverte de cèpes, girolles et pied de mouton par les filles, notre poète bio ( eh oui, il ya tout ce que vous désirez - ou pas - dans le club) confondant allégrement la limace roulée en boule avec le cèpe baveux. 

2012-0904-Landevennec-060La croisière sur l’Aulne se déroula à la surprise générale sous le soleil qui  daignât se montrer sur le coup dès 15h après avoir boudé toute la matinée : les ruines abbatiales, les deux ponts, le cimetière marin avec notamment le Colbert qui finit tristement là sa carrière.

La soirée fut assez bruyante, certain(e)s ayant eut la riche idée de confier la vaisselle à la gente masculine, les effets secondaires sont pourtant connus …. autre effet plutôt primaire, j'ai oublié de mettre les photos en ligne

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 12:56

cidre3Avant de vous narrer la randonnée du jour, je ne puis m’empêcher de vous parler de « lèvres en feu » Pour les plus anciens, férus de cinéma, cela rappellera un des premiers  films de Robert Altman (MASH, palme d’or en 1970 à Cannes), pour les randonneurs aguerris que nous sommes cela fournira un nouveau chapitre à nos nombreux souvenirs de « vieux combattants ».

Je vous sens impatient de connaître ces fameuses lèvres, alors voila : Nathalie, dans un des nombreux2012-0903-aber-Wrach-118  chemins creux (champêtres et boueux de surcroît, nous sommes en Bretagne, ne l’oublions pas) s’est mis en tête de nous faire goûter la feuille d’ortie fraîche. Ah ça pour être bio pas de souci, elle n’est pas traitée aux nitrates l’ortie. N’écoutant que mon courage … je décline poliment, mais deux aventuriers, également camping caristes, ceci explique peut-être cela, ont tenté l’expérience … problème le 18 ne passe pas dans le bocage, aussi dans un premier temps le bon vieux remède local fut expérimenté, vu que la matière est abondante, un bon bain de boue permet de créer un type de rouge à lèvres ma foi assez original, Mesdames si le cœur vous en dit, je vous donnerais les coordonnées de nos 2 téméraires, ca va être torride.

2012-0903-aber-Wrach-105Bon sinon Lundi sans surprise, crachin au départ, brumeux à l’arrivée, le temps classique quoi.

15km à sillonner l’aber que nous n’avons qu’entrevu car le parcours emprunte souvent des chemins assez éloignés de l’eau, nous aurons plus de chance avec l'aber Benoit, mais le recit c'est pour plus tard. Nous avions posté 2 véhicules pour rapatrier les chauffeurs afin d’éviter un retour par le même sentier. Un coup d'oeil admiratif sur la présidente qui pousse le vice jusqu'à assortir sa tenue à l'environnement. Les photos du jour.

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Published by Sergerando - dans rando we 2012
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