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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 17:34

2011-0911-Munster-032.JPGDimanche 11 septembre

Nuit calme, le temps est clair, le fond de l’air est doux. Nous descendons sur Munster pour assister à la fête de la transhumance : marché paysan, ferme vivante, expositions, sonnerie de cors des Alpes, sonneurs de hautes chaumes … à midi, repas montagnard, tranches de collet fumé, munster, tarte aux myrtilles. Le grand soleil du matin fait place à des nuages de plus en plus épais, et après le passage de la transhumance dans les rues 2011-0911-Munster-144-copie-1.JPGde Munster accompagnée par l’ensemble des groupes folkloriques, l’orage éclata et la fête se dispersa. En souvenir tartes flambées à gogo.

 

Lundi 12 septembre.

2011-0912-1-Ribauvillier-1-009.JPGNouvelle nuit de brame, mais cette fois-ci je me lève, sort mon appareil photo et enregistre le cri du mâle en rut (voir ci-contre). Ca me calme et je me rendors, au petit matin, il y en a encore qui n’ont rien entendu, désespérant !

Une belle journée commence, journée consacrée au tourisme. Nous commençons par Ribauvilliers, joli village qui ne pose pas de problème au niveau du stationnement. Nous continuons par Blenheim, village beaucoup moins touristique, plus authentique, et terminons la journée par le château du 2011-0912-3-Haut-Konigsbourg-064.JPGHaut-Konigsburg .

Fin de soirée au gîte pour cette semaine bien chargée (un petit mot pour finir, sur un de nos randonneurs que je connaissais peu : un conseil, ne vous mettez pas à table à côté de lui, il mange comme 4 et pas un poil de graisse (je viens de remplacer sa photo dans le trombinoscope pour le grossir un peu, mais faut le trouver).

Voilà donc le journal de nos 8 jours passés en Alsace et les quelques 200 photos pré-sélectionnées (j'en ai d'autres mais je n'ai pas encore eu le temps de les visualiser, dur d'être un artiste. Au fait, demain n'oubliez pas 3 randonnées encadrées par nos animateurs dans le cadre de la journée du "patrimoine ou presque" - programme sur le site de la mairie-)

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 22:09

2011-0909-Baroude-15Oyez tous le récit d’un grand week-end hispanico-français, avant de contempler les photos envoyées par Michel et Etienne. + celles de Jean-Claude

Vendredi 9 Septembre 2011 à l’entrée d’Aragnouet-Fabian, le gîte accueille les deux voitures des huit participants à cette sortie montagne de niveau 3. Les consignes et le matériel individuel sont distribués. La météo annoncée est conforme à nos souhaits.

Samedi matin en descendant sur l’Espagne après le tunnel équipé de feux tricolores de longue durée, nous contemplons à l’ouest LE CIRQUE DE BAROSSA objet de notre curiosité. Les voitures sont stationnées à l’Hôpital de Parzan. Le circuit commence par une large piste. Elle traverse les restes de l’installation minière, et la station inférieure du système de nacelles qui évacuaient jadis le minerai extrait de la montagne. Le chemin des mines monte d’abord aimablement à travers la forêt, par une série de lacets, puis emprunte un genre de vire escarpée pour déboucher dans les prairies en contrebas de la station supérieure du câble aux nacelles. Les mines sont obstruées par les résidus, mais leur implantation sur les veines de minerai entre grès et granit est bien visible. Nous passons le col de la Llena et déjeunons face au Mont Perdu avec un panorama sur l’Est des Pyrénées.

Ensuite nous rejoignons le col d’Espluca Ruego, petite brèche débouchant directement sur les falaises du pic Ruego. Nous découvrons le cirque au niveau de l’affrontement entre le socle hercynien et les couches calcaires de charriage : l’affrontement a été brutal, et nous allons voir cela de plus près. Un premier câble à peu près en état nous donne de l’assurance (en sus de notre MMA) pour longer le vide. Après, nous enchaînons les petites vires, et les limites supérieures de pierriers pourris où la trace est étroite. En fait la falaise nous donne un appui si besoin, mais jamais de prises très fiables. Par contre nous gardons l’aide de nos bâtons, et nous restons concentrés. Attention, pour prendre des photos ou simplement regarder le paysage, la consigne est d’abord de s’arrêter sur une zone bien stable, pour ne pas risquer l’écart par inadvertance. Sous le Pic Robinera, de rares restes de chemin étayés nous confirment que nous n’avons pas bifurqué par erreur !!!

Après les deux tiers du parcours nous faisons une pause sur le Dôme, balcon herbeux sous la Munia. Le spectacle est 2011-0909-Baroude-08grandiose, et lorsque nous nous retournons, nous avons du mal à suivre notre chemin des yeux. Bon c’est reparti pour le dernier tiers. La difficulté majeure constituée d’un passage en dévers sous une voute munie d’un câble à huit points dont cinq cassés par oxydation, se franchit avec prudence et Etienne, mais sans impressionner davantage : on en a passé bien d’autres ! Un peu de cinéma pour passer sur un rocher, et bientôt nous atteignons le versant opposé du cirque sous le col dit de Barossa côté espagnol, et de Barroude côté français. Le col franchi, nous découvrons le Cirque de Barroude, et le refuge près des lacs sous le pic de Troumouse.

Quelques chiffres : montée initiale de 1100 m, puis sur les 7 km du cirque un cumul de 350 m supplémentaires, et 100m pour passer le col : soit environ …. Départ à 9h15, repas en haut vers 13h30, début du chemin des mines à 14h15 et passage au col de Barroude à 17h30 puis refuge vers 18h10. Ce que nous gardons en mémoire ne se chiffre pas : des mineurs ont parcouru ce chemin avec des mules pour aller récupérer les minerais de plomb et de fer pendant des décennies, voire des siècles, sur des aménagements sommaires destinés à rendre le passage possible aux animaux chargés. Abandonné, façonné par l’érosion, el camino de las pardas s’est dégradé au point d’être juste utilisable par des touristes comme nous. Il y a six ans, quelques câbles de sécurités ont été mis en place, et déjà la moitié n’est plus fiable. Les conditions de passage n’ont jamais dû être faciles. Quel spectacle.

2011-0909-Baroude-16Le dortoir du refuge est plein, et quelques chahuts nous bercent le soir. Le vent nous berce toute la nuit, en rafales rageuses sur la toiture de ce refuge exposé. Mais le temps reste beau et doux, et le dimanche matin, par un chemin (HRP) large comme çà, nous allons jusqu’à la Hourquette de Charmentas en une heure. La moitié du groupe (Etienne, Jean-Claude, Anne-Marie et Gérard) montent sur les contreforts de la Géla, tandis que les autres (Marie-Claude, Michel, Henri et Hervé) recherchent aux jumelles les marmottes, et dit-on, peut-être un ours ! Ah, j’ai oublié de dire que depuis hier, les hardes d’isards nous contemplent régulièrement. Après avoir mangé au refuge à l’abri du vent, nous repassons le col de Barossa (13h30), et nous descendons par un chemin long et facile vers l’Hôpital de Parzan où nous rejoignons nos voitures vers 16h30.

Le tunnel, muni dans ce sens de semaforos de larga duracion, nous permet de rejoindre Aragnouet pour le pot de clôture traditionnel, et la fin de notre saison de montagne. Bon, c’était du solide niveau 3, disons du 4. Emerveillés mais satisfaits de nos découvertes, nous réalisons que nous n’avons même pas ramassé un morceau de galène : il va falloir y retourner.

Merci à Etienne et Jean-Claude, et amitiés à tous les participants et à tous les lecteurs.

Hervé-qui-en-rêvait-depuis-trois-ans

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 17:20

2011-0909-2-Eguisheim-039Vendredi  9 septembre.

Il a plu toute la nuit, le rando des cimes tombe à l’eau, sans jeux de mots.

Nous partons donc pour Gueberschwihr, plus facile à trouver sur la carte qu’à prononcer.

La randonnée entre vignobles et rochers nous permet d’apprécier la chaleur des chemins bétonnés du vignoble et la fraîcheur bienfaisante des sous-bois, l’en-cas du midi au pied de l’église puis l’après-midi les visites d’Eguisheim et deTurckheim notamment.

 

Samedi 10 septembre.

Certains d’entre nous ont eu une nuit agitée, les cerfs du coin se 2011-0910-1-rando-grands-crus-013sont réunis en concave pour bramer sous nos fenêtres entre 3 et 4 au petit matin. Est-ce que ce concert a influé sur le temps ? Il semblerait, car après la pluie habituelle nocturne, le ciel est dégagé lorsque nous prenons la route pour Riquewihr et ses parkings « exotiques » les randonnées au départ de la commune sont prévues pour la journée et la durée maximum de stationnement autorisée est de 3 heures !! comprenne qui pourra, (la police municipale verbalise sans état d’âme)

Nous démarrons la rando sous un soleil radieux qui va se transformer au fil des heures en plomb fondu, car les arbres sont rares et l’ombre des vignes ne protège que les filiformes … et ils sont peu nombreux dans le groupe, surtout depuis le repas marcaire de mercredi. Nous traversons quelques jolis villages et regagnons le point de départ pour un pot réparateur. Visite du village et retour pour la choucroute du séjour (histoire de retrouver la ligne).

Plus de 30°C dans les vignes du seigneur, kilométrage inconnu, car nous avons écourté un tantinet, la boucle prévue au départ, pour éviter l’insolation et .. la contravention

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 22:19

Jeudi 8 septembre

2011-0908-4lacs-03Epais brouillard, ciel bas, temps froid (6°C), la randonnée partant du col de la Schlucht commençait moyennement, les bonnets et gants étaient à la fête, et la vue depuis le sentier panoramique laissait toute la place à notre imagination. Malgré cela Cynthia et Stephan nos 2 guides ne s’en souciaient pas trop, faut dire que sur ces cimes la moyenne des précipitations annuelles avoisinait les 2,50m  (contre 0,5 à Colmar) et en juillet 11°C était considérer comme une chaleur caniculaire. Donc le premier lac – le vert- pas vu, puis miraculeusement la brume se dissipa .et le soleil nous précéda au lac dit des truites (pas vu non plus). Nous arrivons au lac noir pour nous engouffrer dans la salle mis à notre disposition. Ensuite le 4eme et dernier, le lac blanc.

Et là , miracle de la nature, en moins d’un quart d’heure, le vent et la pluie remplaça le soleil , un retour à la case départ en quelque sorte. Je ne vous ai parlé des explications sur les bornes 2011-0908-4lacs-17frontières, la reconnaissance des différents résineux, 2011-0906-tetrasla vie et l’œuvre du grand tétras, 50 couples dans la région et peut-être un nouveau en gestation dans le groupe.

500m de dénivelé, et 15km entre 9h15 et 16h30.

Un petit mot sur les bougies de Gilbert, qui pour une fois avait du retard à l’allumage, un de ses nombreux voyants de sa superbe limousine s’était mis en rade : 4 bougies plus tard le problème était réglé, tout comme les deux joyeu.. oups pardon les deux roues de P-Yves, remplacées au pied levé, normal pour un randonneur.

A 19h30, nous partons à pied (sage précaution) malgré le temps menaçant pour la ferme auberge où nous attend le repas marcaire, c’est quoi ? demande le randonneur girondin de base : 2011-0908-5reapsmacaire-003c’est un repas montagnard composé d’une tourte à la viande (voir photos, si si, elles y sont!) d’un plat principal composé de tranche de porc fumé accompagné de pommes de terre « rolgabrageldi » - dans une cocotte en fonte, coupé en lamelles les pdt « gourmandine » intercalée avec des oignons et une belle rasade de vin blanc cuite à l’étouffé pendant 3h au four (thermostat de 150°C  parole de poivrote) – un délice.

L’apothéose le « siesskas » fromage blanc de munster du jour non affiné arrosé de crème, de kirsch et de sucre, j’en pleure d’émotion rien que d’en parler !

Le retour, ah le retour, route non éclairé mais randonneurs très « calorifiés » c’est bien simple, la pluie s’évaporait à notre contact.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 22:47

la suite, après une bonne nuit de récupération

2011-0906-Wormsa-25Mardi 6 septembre 11

Ciel bleu, nous partons pour la vallée de la Wormsa, où nous retrouvons les guides de la journée Cynthia et Mathieu et nous voila partis via le GR5 d’abord à un petit lac charmant le Fishboedle (le plus petit lac des Vosges) puis au Schiessroth, lac de barrage où nous pique-niquons. Puis c’est une variante pour rejoindre la crête de Kastelberg par un sentier sympathique en passant par des sous-bois de forêt primaire magique. C'est là que certains néophytes ont compris la différence entre main courante et main baladeuse (attendez les photos pour vous rendre compte)

Au bout du compte 600 m et 18km pour cette belle randonnée.

 

Mercredi 7 septembre.

Du vent toute la nuit et … la pluie au réveil. Chance, pas de rando au programme prévue, que des visites. 2011-0907-1-Kaiserberg-08Nous commençons par Ka1iserberg rendez-vous au parking de la ville basse sur instruction de la présidente. Comme vous le savez tous, elle est très perfectionniste, aussi deux tours de ville de repérage n’ont pas été de trop. Le hic, c’est qu’elle s’est trompé de ville, mais Colmar n’a plus de secret pour elle (en fait ce n’est pas tout a fait exact).

Nous voila au complet pour admirer la ville natale d’Albert Schweizer, sous un ciel bas.

Comme vous pouvez le constater, il y a une spécialité très prisée par nos randonneurs (surtout du jeudi lorsqu'il n'y a pas de côtes) et j'en ai d'autres en réserve ....

2011-0907-2-degustation-28Ensuite c’est l’heure de vérité : la dégustation ! sur les conseils éclairés de Lucette et Marcel - qui nous avaient donné le tuyau avant le départ- , nous sommes dans un vignoble de … accueillit royalement : bretzel, brioche, kouglof et la ronde commença : Edelzwiker,  Auxerrois, muscat, 3 riesling, 3 gewurztraminer, 3 pinot gris. Et pendant ce temps là la pluie tombait, tombait, si bien que notre en-cas du midi se passa dans les chais sous les auspices du Pinot noir.

Le départ pour la visite guidée de Colmar vira vite au cauchemar, faut dire que les chauffeurs avaient 2011-0907-3-Colmar-22synchronisé leurs GPS, tous de marque différente. Entre le pas de signal GPS, vous dépassez la vitesse autorisée, les nouveaux calculs, les faites demi-tour, nous nous retrouvâmes à la gare où une charmante jeune femme nous pris en charge pour nous amener à un OT … fermé pour travaux. Bref nous y arrivâmes, et notre guide pour se venger de notre retard nous fournit la totale : deux visites pour le prix d’une, le Colmar classique + le Colmar insolite soit trois heures de culture. Du coup nous eûmes droit à une moitié pluvieuse pour le classique suivie d’une fin radieuse. Plein les pattes !!

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 21:37

ça y est, les premiers sont de retour. 900km d'une seule traite (de vache). Faut dire que pour me retrouver là-bas, je viens d'ouvrir un munster, ça m'a reveillé, c'est pourquoi vous avez le début du séjour (mais pas les photos).

 

Dimanche 4 septembre

Tout le monde (25)est sur le pont, même  les 3 grâces arrivées après l’apéro. Le temps est au diapason, il pleut, le moral est au beau fixe, normal il y a des bretons parmi nous.

Lundi 5 septembre.

2011-0905-Guebwiller-04Temps couvert, vent présent, température tonique (8°C). Prudemment, nous échangeons notre lundi avec le vendredi et nous retrouvons sous le soleil   à Guebwiller.

Superbe randonnée dans le Kessler, le Kitterlé, le Saerring et le Speigel, (rassurez vous les bordelais, ces 4 noms correspondent toutes proportions gardée à nos merlot, cabernet, cabernet franc ou petit verdot). La mise en jambes se terminant à une heure décente, nous en profitons pour visiter ce charmant village.

La suite est nettement plus perturbée : ça commence avec nos 2011-0905-Guebwiller-10jeunes mariés qui nous offrent le vin d’honneur « Gewurztraminer grand cru Ollwiller » en fait c’est un 2011-0905-Guebwiller-84antidépresseur puissant qui devrait être pris en charge par la Sécu. Ceci dit, les effets secondaires sont redoutables : décibels chassant les nuages, chenille improvisée autour de Marie-Jo notre phare (far ?)  breton et de P-Yves qui vient de changer de roue de secours (les initiés comprendrons), un  repas ponctué par les saillies de Ketty, jugée sur sa chaire. Renseignement pris auprès de nos hôtes, le Gewurtz est aphrodisiaque (mais pas les pinots, riesling ou sylvaner), c’est décidé ce sera notre tisane du soir

Et ce n’est que la première journée !!

 

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 13:02

    deux cr pour le prix d'un seul ! pour une seule connexion, vous avez la montagne racontée par Etienne (l'escapade) et puis celle de Jean-Claude (c'est ici) et les photos de Jean-Claude derrière celles d'Etienne et André                                                                                                                                       

  Ils étaient 18 à avoir acheté leur billet d'entrée.                                                                                        Le gîte "l'Escapade" à Gèdre était agréable et l'accueil sympathique mais nous n'étions pas venus (uniquement) pour ça.                                                                                                                      Le samedi, ce fut d'abord Gavarnie 199Gavarnie. Classé au Patrimoine de l'Unesco, on ne le présente plus d'autant que Victor Hugo l'a fait avant moi. Je ne chercherai donc pas à faire d'ombre à l'ancien.               Partis du village avant le flot des touristes, nous avons atteints le plateau de Bellevue (le bien nommé) avant de rejoindre le cirque par le sentier supérieur d'où l'on a une remarquable vue sur l'ensemble du site. Après le déjeuner, en terrasse avec vue unique sur le cirque, nous nous sommes dirigés vers la grande cascade. Le débit étant trop important et la température peu propice à la douche, nous l'avons remise à notre retour au gîte. Avant d'en arriver là, nous sommes revenus au village par le sentier du bas qui serpente dans les prairies. Et tout ça sous le soleil.

Le dimanche, autre spectacle avec le cirque de Troumouse. Si à Gavarnie, avec le village proche, on se sent (presque) dans son jardin, à Troumouse, à plus de 2000 m d'altitude, c'est la démesure, le silence, la solitude. Le dépaysement est total. Pour en faire le tour (plus ou moins grand), il faut une journée de randonneur. Et comme là encore nous avons eu beau temps, que vous dire de plus ? De regarder tranquillement les photos.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 12:27


2011-0827-Mount-Herrant-08Hé ! oui, samedi mémorable, qui avait pourtant bien commencé. Enfin presque, puisqu’un pare-choc, s’était pris dans l’idée de rester buller sur le parking du gîte. Le temps de le ficeler pour ne pas qu’il récidive et de bien le fixer aux rétroviseurs du véhicule et nous voilà partis au départ de la rando dans le cirque de Troumouse.

Nous sommes donc 9 aventuriers à nous élancer d’un pas décidé mais mesuré dans l’ascension du Mount Herran, dont le sommet sera atteint vers midi, après des passages aériens et vertigineux. Bravo à tous car les passages techniques délicats  ont été passés avec brio, parfois avec une petite appréhension mais sans aucun blocage.

Après l’effort de la montée, sous un ciel magnifique, nous effectuons notre pause repas en crête avec une vue extraordinaire sur l’ensemble du cirque et les sommets qui l’entourent, le Mt Perdu et même jusqu’au Vignemale. Nous sommes les rois du monde !

La descente, par une autre voie se fait le plus souvent hors sentier. Tout se passe à merveille jusqu’aux 2011-0827-Mount-Herrant-16falaises de Chourrugues. Après quelques instants de recherches et d’hésitations, nous sommes attirés par une belle petite descente qui semble être à notre portée. Erreur, elle s’avère être, en fait une belle voie d’escalade, trop difficile pour être la sortie des artistes que nous sommes, mais assez pour finir en sortie des secours. En effet, bien qu’à aucun moment, personne ne se soit trouvé réellement en danger, mais compte tenu de l’heure avancée et de la difficulté nous restant encore à affronter, il a été pris la décision de faire appel au Peloton de Gendarmerie Haute Montagne de Pierrefite. Merci à eux, pour leur rapidité, leur professionnalisme et leur gentillesse, de nous avoir tiré de ce mauvais pas. Les 3 filles ont tout particulièrement apprécié l’intervention de ces jeunes gendarmes lorsqu’ils leurs à fallu les équiper avec les baudriers sur une corniche étroite ! Enfin de là à en redemander, c’est autre chose !!!!! Restons raisonnable et n’abusons pas des bonnes choses.

Après toutes ces péripéties nous retrouvons le gîte vers les minuits et demi avec l’apéritif gardé par nos petits camarades et un repas préparé par les propriétaires. Merci à tous.

Le dimanche, nous repartirons pour une aventure beaucoup plus modeste. La journée de la veille ayant été très longue avec une grosse dépense d’adrénaline et la nuit très courte, nous nous sommes contentés d’un petit tour de décrassage dans le cirque de Troumouse.

A bientôt, pour vivre de nouvelles aventures ….  

quelques photos de ce we mémorable + les galeries habituelles (Etienne, André, ...)

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 14:11

<< La randonnée de tous les records : 12 427 m de dénivelée positive dans la journée... La recette : il suffit d’enchaîner quatre “3000” à la suite... et de faire les comptes :

3 077 + 3 143 + 3 135 + 3 072 = ...Impressionnant >>.

Et un , et deux, et trois, et quatre !

Cent quarante et un sommets de plus de trois mille mètres sont  identifiés dans les Pyrénées. En un seul week-end, quatre d’entre eux sont tombés dans le massif du Montcalm dans les Pyrénées ariègeoises.Pic du Montcalm 3077m, Pique d'Estats 3143m, Pic Sullo 3073m, Pic Verdaguer 3128m. Une symphonie en quatre mouvements.

En partant de la méditerranée, ce sont les tous premiers trois mille, l’équivalent du Balaïtous en partant de l’Atlantique.

Montcalm 024Pourtant l’entreprise était  audacieuse, avec une météo prévue hasardeuse. Depuis le Parking de l’Artigue (1180 m) juste après Auzat, la montée au refuge du Pinet (2224 m) se passe sans problème, sauf que le lac situé à moins de trente mètre a décidé de rester invisible. Un brouillard de bonne qualité, bien épais et stable. Heureusement, l’accueil chaleureux au refuge compense l’incertitude météo.

Samedi, temps mitigé, départ  sept heure vingt huit, le gardien dormait encore. Le Lac du Pinet est présent dans toute sa splendeur, peu de brouillard. Dès neuf heures, le soleil est au rendez-vous et ne nous quittera quasiment plus de la journée. Vous aviez dit une symphonie de quatre sommets au menu. Et bien certains l’ont jouée piano, en deux mouvements, d’autres l’ont jouée allegro, en trois mouvements, et enfin un petit groupe de cinq l’a jouée fortissimo, et s’est offert les quatre mouvements.

Premier mouvement qui s’achève au Montcalm, dix heures trente pour la photo de groupe sur un sommet débonnaire Montcalm 063et bien arrondi. Au loin, on aperçoit l’Estats et le Verdaguer qui tendent les bras par un sentier où l’on voit des biches courir tel l’éclair (biches à deux pattes). Allez c’est parti, le second mouvement, l’Estats est joué avant midi, et le troisième mouvement  le Verdaguer y passe juste avant le pique nique pris au soleil. Près du sentier on écoute le solo d’un trompettiste qui s’entraine avec le vent qui tourne les feuilles de partition. On voit de tout dans les Pyrénées. Peut-être que le moscatel… Dans la vallée, on se prend à plaindre les malheureux englués dans le brouillard, alors que nous cuisons doucement au soleil. Pas un seul arbrisseau pour se mettre à l’ombre.

Ensuite c’est le dernier mouvement, le  Sullo beaucoup plus récalcitrant. Une poignée de cinq vaillants a pu P1020928compléter la symphonie, pendant que le reste du groupe applique les conseils de récupération douce pendant la digestion.

Et pour couronner la journée, le gardien Patrick offre l’apéritif à tout le groupe. Un kir très apprécié. Mais la soirée ne faisait que commencer, car après un diner fort sympathique, nous avons été mis à contribution pour faire le spectacle. Avec Jules (le cuisinier) au violon, et Léon (Patrick le gardien) à l’accordéon, (en réalité une guitare), ce fut le karaoké délirant jusqu’à onze heures. L’ASSM s’est découvert un chœur très efficace, qui a largement surclassé le groupe de randonneurs de la table voisine..

Dimanche, journée calme, sauf que les chemins en pointillés ne tiennent pas tous leurs promesses, certains finissent en cul de sac, d’autres ne sont plus entretenus. En dehors des sentiers balisés, très difficile d’improviser, le relief très rugueux de l’Ariège ne permet pas beaucoup de fantaisies.

et des photos, il y en a chez Etienne, chez André, plus quelques-unes de Jean-Claude, que du bonheur !

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 12:20

(Dans ou aux abords du parc national d'Aiguestortes I Estany San Maurici)

 

2011-0715-Encantats-00217 curieux. Curieux de découvrir, en 7 jours, ce coin du monde qu'UN autre, à ce qu'on dit, a créé, avec tout ce qui tourne autour, en seulement 6 jours. On comprend son repos le 7ème.

Au commencement… était le refuge de la Restanca, 600 m plus haut que notre parking, vers lequel il fallu grimper ce lundi 11 juillet. Cet après-midi là, les sacs et le soleil sont un peu lourds mais, à 2000 m, avec le vent, il fait déjà plus frais. Au pied du refuge, un grand lac nous accueille, mais, sans hésitation, nous lui préfèrerons la douche chaude et… payante du refuge.

Au matin du 2ème jour, par un temps venteux et nuageux, sur le petit déjeuner encore tout 2011-0715-Encantats-029chaud, nous entamons l'étape par une bonne grimpette. De cols en lacs et de lacs en (petites) prairies fleuries, nous atteignons  le col culminant derrière lequel nous redescendrons vers le refuge de Ventosa I Calveil. Au préalable, pour ceux qui le souhaitent, petit détour par le pic Montardo (2833 m), histoire de se donner une vue d'ensemble sur le décor qui nous entoure. Et ça vaut le déplacement. Ensuite, serpentant entre les nombreux lacs aperçus du haut du Montardo, dont le célèbre Travessani,  nous rejoignons le refuge de Ventosa, sur son rocher, avec le superbe lac Nègre en contrebas. Ventosa n'y est peut-être pour rien mais l'endroit est sérieusement venté. Dans la nuit, l'orage a grondé et il a plu.

2011-0715-Encantats-031Le 3ème jour, poussés par le vent, les nuages courent toujours aussi bas et aussi nombreux dans le ciel. Les prévisions météo annoncent la pluie. Nous aurions priés (certains l'ont peut-être fait) pour qu'elles soient erronées;  elles se sont révélées exactes. Une heure après notre départ, il pleuvait. De l'eau partout : en bas (les lacs), d'en haut (la pluie), en biais (le vent et la pluie), le brouillard et avec ça, un sentier qui se perd dans d'énormes blocs rendus glissants. Au moment où le terrain semble s'amélioré, du moins au niveau de la granulométrie, un éboulis bien raide se présente devant nous. Au choix : le pierrier ou le névé ? En haut, le col (plutôt une brèche) de Contraix (2748 m), très étroit et, aussitôt, la descente aussi raide que la montée. Avantage : à cause du brouillard, on ne voit pas le fond. C'est plus rassurant pour les personnes sujettes au vertige… Au passage, une option était au programme : le pic de Contraix (2940 m). Nous ne l'avons pas vu; il avait la tête dans les nuages et les nôtres étaient… sous les capuches. La pluie a enfin cessé et nous avons rejoint le refuge d'Estany Llong. Bondé.

Le 4ème jour. Objectif : rejoindre le refuge de Colomina (2395 m), le plus haut de tous ceux 2011-0715-Encantats-045que nous aurons visités. Nous l'atteindrons après une série de mouvements ondulatoires du terrain entre lesquels nous découvrirons une succession de lacs cascadant les uns dans les autres. Une véritable histoire d'O, d'Oô, d'eau. Enfin. Tout s'était très bien passé jusque là. Jusqu'à l'heure de la lessive. S'étant hissée sur un tabouret, non pour nous faire un numéro de cirque mais tout simplement pour suspendre du linge sur un séchoir, Mireille s'est retrouvée par terre. Un instant groggy, elle a fini par nous dire qu'elle souffrait d'une cheville. Et voici comment, pour une paire de chaussettes, on interrompt un séjour. Le lendemain matin, Mireille s'offrait un baptême de l'air en hélicoptère. Certain(e)s, des jaloux(ses), ont prétendu qu'elle aurait tout manigancé pour ça. Plus modestement, Jean-Louis allait retrouver sa voiture en taxi. Il s'agirait, paraît-il, d'un accident peu glorieux. Question à contrario (à la manière des petits) : "c'est quoi, un accident glorieux" ? Dans la montée au col de Contraix, par exemple ? Dans ce chaos de rochers en vrac ? Sous la pluie, dans le brouillard et le froid ? Sans téléphone pour alerter les secours ? Alors, la gloire ou les "emmerdes"? C'est comme les accidents qualifiés de bêtes. En avez-vous vu d'intelligents ?

2011-0715-Encantats-073Le 5ème jour, sous le soleil, à 15 à la suite des forfaits ci-dessus, le groupe s'est rendu au refuge "Ernest Mallafré", petite bicoque perdue dans les bois, sous les pics Encantats. Un parcours enchanteur qui nous a permis, le beau temps aidant, de flâner en route.

Le 6ème jour, en passant par le refuge d'Amitges, nous nous rendons à celui de Saborédo. Là encore, le beau temps nous permet d'apprécier les charmes du parcours. Pour pimenter la journée, nous ferons un saut (d'environ 300 m quand même) au Tuc de Ratera (2860 m). De là haut, la vue est sublime. Des montagnes à perte de vue, avec ou sans neige, des vallées, des lacs, … On a du mal à en redescendre. Nous avons même aperçu au loin le petit toit rouge de notre refuge que nous atteindrons tranquillement après quelques détours au bord des lacs environnants. Saborédo, c'est le 2011-0715-Encantats-084refuge au sens plein du terme. Un coin tranquille, un accueil remarquable, une ambiance zen, le respect de la nature à tous les niveaux, … Et aussi un très bon dîner fort apprécié par des randonneurs errant (surtout psychologiquement) depuis 6 jours.

Arriva le 7ème jour. Pour gagner le repos, il nous faut préalablement atteindre Pont del Ressec et subir les intempéries. En effet, le brouillard nous cueille à la sortie du refuge et nous accompagnera sur les 2/3 du parcours nous privant ainsi d'une grande partie des charmes (supposés) de ce trajet. Avec l'arrivée au parking, c'est le retour à la civilisation. Changement de tenue et rendez-vous au pittoresque petit village d'Artiès, blotti dans son étroite vallée, pour l'habituel et sympathique pot de fin de randonnées. Ce fut aussi l'occasion de remercier Michel pour son remarquable travail d'organisation grâce auquel nous avons vécu un agréable séjour.

Encantats ? Enchantements ? Enchanteurs ? Enchantés ? Ce fût tout ça à la fois.

Quelques photos pour illustrer ces propos. (sélection de photos de Jean-Claude, Etienne et Monique) voir également les galeries de Monique et d'Etienne

Rédacteur : Jean-Claude G.

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Published by Jean-Claude - dans coin montagne archives
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