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Mars 2016 : voici la version mise à jour concernant les Détecteurs de Victimes d'Avalanche

Janvier 2010
ASSM Sentiers et Montagne
Procédure de recherche des victimes d'avalanche
LES RISQUES EN CAS D’ENSEVELISSEMENT
Le traumatisme lié aux chocs,
L’asphyxie,
L’hypothermie,
La phase « secours ».
Les chances de survie en cas d’ensevelissement.
Phase de survie… (si absence de traumatisme mortel) => jusqu’à 18 mn. => 100%
Phase d’asphyxie…….entre 18 et 35 mn. => ~ 35%
Au-delà de 35 mn, les chances chutent très vite.
Premiers décès par hypothermie (si poche d’air suffisante) => après 2 heures sous la neige.
Conséquence : secourir les victimes en moins de 15 mn
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Le DVA (détecteur de victime d’avalanche)
(Anciennement ARVA = Appareil de recherche de victime d’avalanche)
 QU’EST-CE QU’UN DVA ?
Appareil électromagnétique Émetteur et Récepteur.
Fonctionnant sur une fréquence normalisée (457 kHz).
Toutes marques et tous modèles compatibles.
Analogique ou numérique.
 LE « KIT »SÉCURITÉ : DVA + piles, Sonde, Pelle.
 POURQUOI UN DVA ?
Permet d’intervenir immédiatement après l’avalanche.
Seuls des témoins peuvent le faire, sans attendre les secours.
 CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES du DVA.
Un DVA en réception capte le signal d’un DVA en émission.
LA PORTÉE :
La portée dépend :
 De la sensibilité du Récepteur,
 De la puissance de l’Emetteur (marque, modèle),
 De l’état des piles,
 De la température ambiante,
 De la position respective, dans l’espace, des appareils Emetteur et Récepteur.
Portée maximale :
Quand l’antenne réceptrice est orientée dans l’axe de l’antenne émettrice => ~ 100m (DVA analogique).
Valeur purement théorique. Dans la pratique, on ne « choisit » pas la position de l’antenne émettrice.
Portée minimale :
Quand l’antenne réceptrice est orientée perpendiculairement à l’axe de l’antenne émettrice.
Valeur purement théorique là encore.
Portée utile :
Se situe entre les deux cas extrêmes ci-dessus.
Distance en-dessous de laquelle un DVA en RÉCEPTION capte un DVA en ÉMISSION.
Notion fondamentale car c’est à partir d’elle qu’est définie la stratégie de recherche.
La distance entre deux sauveteurs ne devra pas excéder le DOUBLE de la portée utile.
Elle détermine le nombre de sauveteurs affectés à la phase de recherche, en fonction de la surface à prospecter.
INTERFERENCES :
- Avec les autres appareils électroniques fonctionnant avec des ondes électromagnétiques :
Téléphones portables, GPS, radio,…
Qu’il est préférable d’éteindre ou d’éloigner lors d’une recherche.
- Lignes électriques haute tension.
 UTILISATION du DVA :
Systématique pour les sorties en montagne enneigée.
Tous les membres du groupe en sont équipés.
Le porter au plus près du corps sous le vêtement qui ne sera pas enlevé.
Mise systématique en position « émission » dès le départ de la randonnée.
Il reste allumé pendant toute la sortie et n’est débranché qu’au retour au point de départ.
 LE CONTRÔLE SYSTÉMATIQUE :
Avant chaque sortie.
Le contrôle porte sur :
Les piles (présence et charge).
Le fonctionnement en « émission ».
Le fonctionnement en « réception »
Contrôle de l’alimentation :
DVA en position « émission », le brancher.
Compter les impulsions rapides émises par la diode de contrôle. (Au minimum 30 = au-tonomie suffisante pour la journée).
Contrôle de la réception :
Tous les appareils sont commutés sur la position « réception » (potentiomètre sur po-sition minimum).
Le responsable s’éloigne d’une vingtaine de mètres.
Il commute sur…« émission ».
Chaque porteur qui détecte le signal (en faisant varier le potentiomètre) lève la main.
Contrôle de « l’émission » :
Tous les appareils sont commutés sur la position « émission ».
Le responsable commute sur… « réception » (potentiomètre sur position minimum)
Chaque membre du groupe défile devant lui.
Le responsable vérifie ainsi le fonctionnement, en émission, de chaque DVA au départ de la randonnée.
Il commute sur… « émission ».
Et c’est parti pour la journée……. !
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Procédure de recherche des victimes d'avalanche
(Avec DVA analogique)
RECHERCHE PRIMAIRE :
 Parcourir systématiquement le dépôt de l’avalanche,
 Jusqu’à capter un premier signal :
DVA en « réception »,
Sur sensibilité maximum,
En "balayant" devant soi, sur 180 degrés.
 La réception d’un signal net marque la fin de la recherche primaire.
RECHERCHE SECONDAIRE === > Avec la Méthode directionnelle :
Aller dans la direction où le signal reçu est le plus fort.
On recherche ce signal en faisant pivoter le DVA (horizontalement) sur 180°.
La progression se fait dans la direction d’où provient le son le plus fort.
On baisse le potentiomètre (réduction du son) au fur et à mesure de la progression.
La progression se fait généralement selon des trajectoires aberrantes.
(lignes de champ magnétique).
Lorsque le potentiomètre est sur l’un des deux derniers crans, passer en recherche « fine » ou "finale".
RECHERCHE FINALE :
Potentiomètre sur l’un des deux derniers crans (selon profondeur d’ensevelissement) = envi-rons immédiats de la victime.
DVA placé au ras de la neige, maintenu horizontalement,
« balayer » sur une ligne droite pour déterminer l’endroit où le son est le plus fort.
De là, à la perpendiculaire, refaire le même geste.
Le point où le son est maximum détermine l’endroit où sera donné le premier coup de sonde.
LOCALISATION DEFINITIVE :
Au moyen de la sonde.
Indique avec précision la profondeur d’ensevelissement.
Cette profondeur détermine le rayon de la zone où il faudra creuser.
RECHERCHE DE PLUSIEURS EMETTEURS :
Perception de plusieurs signaux sonores,
D’intensité et d’amplitude différentes.
Difficile d’en déterminer le nombre.
Privilégier la direction d’où provient le signal le plus fort, et …. même procédure que ci-dessus.
Renouveler l’opération tant que l’on capte un signal.
Dès qu’un émetteur est localisé, l’atteindre et placer le commutateur en position « ré-ception » (minimum).
Cette mesure évite la perturbation de la phase « recherche » par des signaux parasites.


Procédure à appliquer en cas d’accident
Trois mots clés : rapidité, méthode, organisation.
L'ORGANISATION GÉNÉRALE :
Un responsable des opérations ….. ne participe pas mais surveille et organise.
Obtenir silence et discipline.
Organiser la sécurité du groupe : guetteur, éloignement, choix des missions,…
Établir le nombre des disparus (précisément).
Localiser approximativement le lieu d’ensevelissement (témoignages, indices,…).
Évaluer la zone à prospecter.
Organiser globalement les secours : « chercheurs », « sondeurs », « pelleteurs », « soi-gneurs »,…en fonction de :
La taille de l’avalanche,
Nombre de victimes,
Nombre de sauveteurs,
État psychologique des membres du groupe.
Commuter tous les DVA sur « réception ».
Lancer la recherche primaire ( nombre de chercheurs => portée utile des DVA => largeur de la zone de recherche).
Alerter les Secours = lieu de l’accident, sa nature, nombre de victimes,….=> téléphone, esta-fette,…
Organiser l’enchaînement Recherche / Dégagement / Soins aux victimes.
Préparer l’arrivée des secours.
Organiser l’attente pour les victimes
pour le groupe.
RAPPELS :
Trois minutes pour localiser la victime à partir de la réception du premier signal (phase de re-cherche « primaire »).
Quinze minutes pour dégager et…. Sauver (dans 71% des cas compte-tenu des traumatismes mortels) les victimes.
POUR « TENIR » CES DELAIS,
Une solution : La FORMATION et L’ENTRAINEMENT sur le terrain.
JC.G.01/01/2010
Source : Guide de l'ANENA.

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Published by André