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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 21:46

 

Bon celle-là j'y étais, je vais donc pouvoir en causer - un peu et peut-être même beaucoup - et vous passer quelques photos  il y a celles de Michel que vous trouverez là et les miennes

2010-0724-Visorin-019Nous étions 19 répartis en deux groupes quasi-équivalents le premier jour où il y avait :  le Visaurin (2669 m). Niveau 4  une randonnée essentiellement située en Espagne, longue mais relativement facile et offrant des paysages très variés et remarquables. On peut ainsi voir le lac d'Estaëns,  parcourir le vallon de Los Sarrios (vallon des isards), dans le cirque de Olibon, puis le vallon de Bernera avant d'admirer l'immense panorama qui s'offre au sommet du Visaurin avec, notamment, son original décor de roches plissées aux couleurs surprenantes. 1700m de dénivelée positive, 21 km et  9 h de marche avec un départ à 7h et un retour à 19h30 (temps de transport inclus). Pour la petite histoire, Monsieur H nous a réalisé une première mondiale : la ou plutôt les crampes de la cuisse, du genou, du mollet, enfin bref la totale, heureusement, un prévoyant lui en a collé deux (cachets, qu'est-ce que vous allez imaginer !!!) Pendant ce temps-là nous avons pris (le niveau 2)  le même chemin qui mène au Visaurin, avec nos copains en point de mire, qu'on a suivi à la jumelle (en fait ce n'était pas eux mais on ne l'a su qu'à leur retour, je m'en doutais un peu vu qu'Alain a cru voir à un moment un clébard et je ne voyais pas qui pouvait aboyer dans ce groupe - ronfler par contre je sais qui .. )  et on s’est arrêté  au bord d‘un petit lac côté espagnol avec un retour par le même chemin mais pas avec la même vue 850m et 13 km (lever même heure, mais retour plus tôt, on a eu le temps de boire plusieurs apéros)

 

Le soir, pour les noctambules et couche-tard nous ne conseillons pas les soirées à Etsaut, la fièvre du samedi soir, ça doit se passer de l'autre côté de la montagne.

 

 Le Dimanche, c'était fête au village (voir ci-dessus) le seul fait notable c'était de 2010-0725-Mature-064devoir garer nos bagnoles à perpete. Au programme le Castillo de Acher  ou  Monte Campanil (2390 m).   Niveau 3 description :     Là encore, cette randonnée se déroule essentiellement en Espagne. Elle est longue mais sans véritable difficulté de cheminement. A distance, le Castillo se présente comme une forteresse calcaire imprenable avec ses impressionnantes murailles et ses couleurs surprenantes. Et pourtant, on y accède sans avoir à mettre les mains. Là-haut, on découvre une sorte de plateau karstique … et un panorama exceptionnel.                        1200m de dénivelée positive 7 h de marche, ils étaient encore 3 increvables ... et ils sont arrivés avant nous au point de ralliement L'autre groupe s'est tapé la montée du col d'Arras (c'était moîte, le chemin ruisselait sous la sueur abondante que nous laissions en trainée derrière nous - il y avait aussi un torrent, ceci explique peut-être cela - une cabane pour le repas de certains et un peu plus loin pour les autres, avant de repartir pour le chemin de la Mature Distance AR  14 km mais dénivelé  bon  niveau 2  900m

 et pour ceux qui aiment tout savoir voici l'historique de ce sentier surprenant :

Chemin de la Mâture en vallée d'Aspe PR®

Un chemin tranché dans une façade de marbre, comme un sillon dans la gorge, intrigue le randonneur. C’est toute l’histoire du Chemin de la Mâture en vallée d’Aspe, tracé à la sueur des hommes. Les ouvriers, suspendus à près de 200m au dessus de la Gorge d’Enfer, taillèrent à même le roc un sentier rectiligne. Jusqu’en 1870, les attelages de bœufs en descendirent des troncs entiers. Maintenant, c’est le GR® 10 qui l’emprunte. Attention aux passages vertigineux et à la roche glissante par temps de pluie.

En 1660, Louis XIV et son ministre Colbert veulent créer une véritable marine de guerre. Jusqu'à cette époque, la France a l'habitude d'importer des bois d'Europe du Nord. Mais les conflits répétés avec l'Angleterre et la Hollande, les coûts importants et le développement d'une théorie mercantile oblige l'Etat à avoir recours aux ressources nationales. Et se tourne vers les Pyrénées Occidentales et donc vers la vallée d'Aspe qui possède des conditions favorables : forêts fournies, présence de routes, de rivières et un port de réception et de réexpédition : Bayonne.

* L'exploitation de la mâture commence vers 1677, dans la forêt de Lhers.
* De 1720 à 1750, l'exploitation baisse car période de paix avec l'Angleterre.
* 1750, l'exploitation repart et connaît son apogée sous Louis XV, son ministre Choiseul et l'intendant Mégret d'Etigny.
* En 1761, Gleizes ingénieur des Ponts et Chaussées, entreprend de nombreux travaux, afin d'exploiter la forêt d'Issaux (à l'ouest d'Athas), qui fournit de grands mâts (jusqu'à 30m). On aménage les chemins, le gave pour le rendre navigable, et on agrandit le port d'Athas.
* 1766 à 1776, l'ingénieur Paul-Marie Leroy, poursuit l'exploitation dans la forêt d'Issaux et du Benou.
* 1773 à 1778, on se tourne vers la forêt du Pacq (entre Urdos et Etsaut).
Pour exploiter la forêt du Pacq, il faut traverser le ravin de Sescoué ou "les gorges de l'Enfer", barré par une falaise abrupte. Leroy entreprit de créer le chemin de la mâture terminé en 1772.
Une fois amenés au bord des chemins, les troncs chargés sur des voitures tirées par des bœufs  sont acheminés jusqu'au port d'Athas, où ils sont triés et assemblés en radeaux (sapin pour les mâts, hêtre pour les avirons et les poutres, buis pour les essieux et les poulies). Environ 3000 ouvriers ont participé au chantier : les scieurs de long d'Auvergne, les bûcherons du Pays-Basque, les radeleurs du Comminges, les charrons et forgerons du Béarn.
* De 1791-1793, nouvelle interruption pendant la Révolution.
* De 1793 à 1850, l'exploitation reprend car la France est en conflit avec l'Angleterre
* A partir de 1850, on passe de la marine à voile à la marine à vapeur et au bateau à métal.

LEROY, M. Mémoire sur les travaux qui ont rapport à l'exploitation de la mâture dans les Pyrénées. Aspet : L'Adret éditions, 1988.
( source Office du Tourisme Aspe et Canfranc ).

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Published by Sergerando - dans coin montagne archives
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