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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 10:44

 

Il ne fallait pas rater le créneau des 20, 21 et 22 Aout dans le massif du Vignemale. Période de solde pour les cinq randonneurs ASSM,  avec quatre sommets de plus de trois mille mètres en poche.

Samedi 21, après une nuit calme au gîte du Gypaète de Gavarnie, la petite troupe s’achemine vers le barrage d’Ossoue (1838m). Dure épreuve pour les articulations des voitures sur la route caillouteuse qui conduit au barrage.

A huit heure quarante cinq la petite troupe s’élance vers l’aventure du week-end : objectif la pique longue du Vignemale.  Le soleil est de la partie, le temps est idéal.

Vers  dix heures trente nous visitons les trois grottes Bellevue (2378m),  creusées au siècle dernier (1890) à l’initiative du comte Henri Russel. Dans la plus grande, on peut dormir à une vingtaine, les deux autres sont plus petites. Toutes trois sont munies d’une épaisse porte métallique.

Onze quinze et c’est l’arrivée au refuge de Baysselance (2651 m). On déleste les sacs pour se diriger vers le petit Vignemale qui nous chuchote : « viens te dégourdir les jambes ». Casse-croute à la Hourquette d’Ossoue (2734m), sous un soleil radieux puis ascension sans problème du Petit Vignemale (3032 mètres). Et UN.

A la descente, nous profitons de la présence d’un névé très pentu, de l’ordre de 45°, pour s’exercer à la manœuvre de remontée de victime en crevasse. Anne-Marie nous fait la démonstration qu’il est tout à fait possible à l’aide d’une corde et de quelques poulies, de remonter André et Etienne qui se font le plus lourd possible (voir photos).2010-0821-Vignemale-03

Le repas du soir à Baysselance nous a permis de déguster le château Vignemale grand cru très apprécié par Alexandre...

Dimanche le grand jour. Petit déjeuner six heures, départ sept heures

A sept heure vingt, on admire le lever de soleil sur le glacier d’Ossoue qui conduit à la Pique Longue. Sept heure trente, tout le monde s’équipe, d’abord les baudriers, puis les crampons, et enfin l’encordement avec le piolet qui remplace les bâtons. Anne-Marie, Alexandre et André pour la première cordée, Etienne et Jean-Claude pour la seconde. Environ un quart à peine des randonneurs s’encordent, ce qui est contraire aux règles de sécurité sur glacier. Enfin, à chacun son destin...

La neige est bonne, pas trop dure, pas trop molle, juste ce qu’il faut. Les débuts sont très pentus, puis la pente s’adoucit pour nous conduire au sommet du couloir de Gaube (3150 m): Vue impressionnante sur ce grand trou béant de plus de sept-cent mètres.

Dix heures et nous sommes au pied de la cheminée finale qui conduit au sommet. On laisse cordes piolets  crampons et sacs, et on s’élance vers le sommet. Ca passe à peu près partout, mais il faut mettre les mains, et même les deux, (si on en avait une troisième ...). Dix heures vingt et nous sommes au sommet (3298m). Et UN. Et DEUX.

2010-0821-Vignemale-09On peut admirer et reconnaitre tous les sommets environnants ; du Néouvielle, aux pics du midi d’Ossau et de Bigorre, les sommets du cirque de Gavarnie, le Balaïtous, etc.

Et en plus le soleil nous accompagne au milieu d’un grand ciel bleu.

La descente est plus problématique. Pas trop difficile techniquement, quoique... mais le gros danger, c’est surtout les chutes de pierre. Il y a des prises partout, mais il faut malgré tout être doté d’une bonne maitrise de son équilibre, ne pas trop craindre le vide, et ne pas tétaniser sur les passages délicats.

Onze heures et nous rechaussons les crampons pour aller vers le col de Cerbillona (3195m), près des trois grottes Bellevue, œuvre du fameux comte Russel.

Encore un quart d’heure et nous sommes au sommet du pic de Cerbillona (3247m). Et UN. Et DEUX. Et TROIS.

Puis nous redescendons vers le col de Lady Lyster (3200m), première dame au sommet du Vignemale). Il est presque midi et nous décidons de pousser jusqu’au pic central (3235), Et UN. Et DEUX. Et TROIS et QUATRE. Repas au col d Lady Lyster avec le soleil. Dommage, pas de sieste...

Puis c’est à nouveau le grand jeu, crampons, encordement, piolet. il est treize heures trente. Aucun problème jusqu’au bas du glacier vers quinze heure. Nous quittons les attributs du montagnard pour reprendre ceux du randonneur. Dix-sept heures et nous retrouvons les voitures au barrage d’Ossoue.  Week-end bien rempli, quatre sommets de plus de trois mille mètres, dont trois au dessus de 3200 et une petite équipe ravie.

Quelques photos dans l'album 2eme montagne et

toutes les photos d'André sont là

ainsi que celles d'Etienne

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