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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 13:17

10, voilà un nombre bien commode quand on compte sur ses doigts et qu'on n'en a que 10 !

Dix égarés, qui, en ce début des vacances, se sont retrouvés au petit village d'Etsaut, au gîte "la Garbure". Plus égarés que les autres, Françoise et Serge, pour qui c'était une première. A la Garbure, nous n'y étions pas revenus depuis quelques années. C'est toujours aussi simple mais, globalement, c'est quand même sympathique et, au niveau prix, ça reste très... compétitif.

Par contre, côté météo, mais "la Garbure" n'y est pour rien, ce ne fût pas miraculeux. Risque d'orage, temps couvert, brouillard possible à tous les étages, durant ces deux jours, nous avons joué avec le brouillard mais, soyons honnêtes, c'est souvent lui qui a gagné.

Nous avons pu le vérifier dès le samedi où le pic de Gabedaille (ou d'Espelunguère) était au

menu du jour. Au départ, chouette, nous avions pris de l'avance sur le brouillard ! Mais à peine étions-nous arrivés au col de Couecq (2019 m) qu'il était déjà sur nos talons... et le pic de Gabedaille venait d'être rasé... et, du coup, nous aussi. Ouais, mais, côté espagnol, il fait toujours beau ! On allait donc voir ce qu'on allait voir ! Eh ben on n'a rien vu parce qu'il campait aussi chez les Espagnols. Le problème devenait simple : ou on poursuit sur un terrain qu'on ne connaît pas et où nous ne verrons rien ; ou on fait demi-tour sans rien voir non plus mais sur un chemin qu'on vient de monter. Que pensez-vous qu'ils firent ? Mais comment sauront-ils la différence qu'il peut y avoir entre un cheminement dans le brouillard sur sol espagnol et la même situation sur sol français ? Quelle occasion manquée !

Petit détail bien sympathique dans tout ça : le Père Noël, sans doute égaré lui aussi, nous accueillait au col de Couecq. Sur les photos, vous le reconnaîtrez facilement.

Au retour, nous avons poussé jusqu'à la cabane d'Espelunguère. Nous y avons fait un brin de causette avec le berger tout heureux d'avoir vu du monde ce jour-là et d'avoir, en prime, vendu un peu de sa production.

Pour le dimanche, le scénario restait identique. Mais, même si nous avons dû adapter le circuit aux contingences de navigation, globalement, la boucle a été bouclée. Nous étions dans un brouillard clignotant. Un coup je vois, un coup je ne vois plus, à ce détail près que ce n'est pas nous qui tenions la télécommande. En résumé, nous avons vu et pas vu beaucoup de choses. Arrivés au lac d'Arlet, il y faisait beau ; nous avons alors mis la table. En milieu de repas, alors que nous n'avions rien demandé, le brouillard est revenu. Et puis, dig, ding, dig, dong, ding ! Un troupeau de moutons (blancs) est apparu dans le brouillard (blanc), comme chez lui, au milieu de notre troupeau d'humains (tous blancs ???). Le troupeau était précédé de deux (adorables) Patous *. Vu nos occupations, ils ont tout de suite compris que nous n'avions aucune intention belliqueuse. Et, comme tous les chiens du monde, ils sont venus quémander quelques provisions. Après ce bref instant de distraction, ils ont rejoint leur troupeau et ont repris leur poste d'éclaireur. Ainsi, sur le flanc de montagne, en face de nous, nous avons pu les observer : un devant et l'autre au-dessus du troupeau, au travail, sans aucun ordre de qui que ce soit.

Nous avons eu l'occasion de les croiser une seconde fois mais là, c'est nous qui venions vers

le troupeau.  Bien sûr, ils nous avaient reconnu mais ils se sont naturellement interposés entre le troupeau et nous. Comme ils ont compris que nous n'en voulions pas à "leurs" moutons, ils se sont couchés le long du chemin, entre les moutons et nous, comme pour nous dire : "vous pouvez passer". Ce que nous avons fait.

Et puis, un coup je vois loin devant, un coup je vois juste où je mets les pieds, par un sentier pas toujours évident, nous avons fini par retrouver les voitures. Ouf ! Et comme nous l'avions bien mérité, direction le "bar des randonneurs" à Etsaut pour le pot de fin de séjour. Finalement, de l'avis général, ce week-end avait été mieux que s'il avait été pire.

Comme vous pouvez vous en douter, la météo a des répercussions jusque sur les photos.

A une prochaine !

 

* Chiens protecteurs des troupeaux.

Le Patou ou "Montagne des Pyrénées" est un chien affectueux, résolu, intrépide, doux, patient, confiant.

Marchant la plupart du temps en tête de troupeau, le chien inspecte le terrain avant l'arrivée des brebis puis crée, autour du troupeau, une zone de protection qui lui permet d'anticiper l'approche de tout intrus. 

 

Description : patou

 

 

PS : Dans le 4ème épisode, je parlais de cette vieille chanson "Ossau le mio".

En voici une interprétation. Vous pouvez la préférer par un autre chanteur mais qui de mieux qu'un italien pour interpréter une ancienne chanson... napolitaine.

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Published by Jean-Claude
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