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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 14:38

Quatre cinq et six mars 2016 en vallée d’Ossau.

L’histoire commence avec Anne-Marie Hervé et André bien décidés à passer une nouvelle soirée dans la montagne hivernale.

Vendredi midi, après un repas Leger à l’hôtel VIGNAU de Gabas (merci à Viviane pour la tarte au fromage et le civet de sanglier…), ils sont partis explorer vers la cabane d’Arregatiou, au nord du caillou de Socques en vallée D’aspe. Pour ceux qui ne connaissent pas, depuis le caillou de Socques, en bas du col du Pourtalet, on descend à la passerelle puis on monte le coteau. Fort heureusement, une trace bien nette dans la neige profonde a grandement facilité la progression, et surtout la digestion du civet. On rentre dans le bois, et après trois zigs et quatre zags, une autre passerelle qui enjambe le ruisseau de Pombie. Et là on bute sur une pente qui mérite un examen attentif avec quelques coulées de neige humide.

Les igloos d’Arrégatiou ! (1ère partie)

Une trace bien nette nous invite à la cabane d’Arrégatiou avec toujours l’œil attentif. La cabane est bien là : un trois pièces avec cheminée, mezzanine, et cellier. Le tout assez propre. Côté mobilier, il faudra faire simple : une table branlante, cinq tabourets dont deux avec l’assise qui s’échappe, une couverture, quelques bouteilles vides pour accueillir les bougies, un peu de bois pas très sec et une cheminée. Mais bon on fera avec. Nous déposons déjà quelques buches pour le lendemain.

L‘arrivée du reste du groupe à Gabas se passe bien sauf pour la dernière voiture qui arrive vers 21 H sous une grosse tempête de neige. 5km en première, bravo à Claudine qui a tenté sans les chaines…et sans casse ! 20 cm de neige pendant la nuit ! Au final nous sommes quatorze.

Samedi, toutes les voitures chainent pour monter au caillou de Socques à 1400 mètres. Le chasse neige est passé, mais la traitrise et la sournoiserie bien connue des petites rigoles qui se cachent sous les talus de neige ont attiré la voiture d’un copain. Après un dépannage viril grâce au chasse-neige, la troupe démarre de Socques, Kit de sécurité of course, et chacun une belle buche dans le sac.

Les igloos d’Arrégatiou ! (1ère partie)

Hélas il est tombé trente centimètres, la trace de la veille est recouverte, il faut refaire la trace (le civet de sanglier en moins, mais des chargements dépassant 20 kg pour certain). °Merci aux copains qui ont relayé l’animateur. La traversée de la pente inquiétante se fait en maintenant des espaces de trente mètres, Hervé règle les départs, André et Bernard en éclaireurs. La neige est très profonde, parfois jusqu’au genou, mais rien ne bouge. Arrivée à la cabane, pique-nique général.

Puis c’est le démarrage du chantier. D’abord les emplacements des igloos. Nous partons sur le chiffre trois, donc ils seront assez grands. Puis c’est la carrière. Neige pas terrible, trop jeune, pas assez compactée. Enfin on va tenter. Et la ruche se met à l’œuvre, ça va ça vient de toutes parts, ça tombe dans les trous, ça rit quand les brique cassent, mais peu à peu les édifices montent et enfin vers 18 heures, les trois igloos sont coiffés. Ensuite c’est la finition, le talochage intérieur soigné (pour éviter les gouttes), le colmatage extérieur pour lier les blocs de neige et consolider l’édifice, le tunnel d’entrée, le puits à froid dans le tunnel). La fierté se lit sur les visages des bâtisseurs

Les igloos d’Arrégatiou ! (1ère partie)

Le résultat est un véritable chef-d’œuvre : Un premier igloo assez classique qui accueillera André Anne-Marie, Sylvie et Georges. Le second est un véritable monument de cinq places, une cathédrale, avec une entrée de style gothique, ce sera pour Hervé, Éric, Brigitte, Pierre et Claudine. Enfin le troisième un peu moins haut plutôt de style roman servira de gite pour Jean, Bernard, Christine, Catherine et Gérard. A noter que c’est la première dans l’histoire du club que nous réalisons des igloos cinq places.

La soirée commence juste après. D’abord un feu de cheminée pour sécher tout ce qui est humide et aussi pour réchauffer un peu notre logis.

Les igloos d’Arrégatiou ! (1ère partie)

Puis la soirée rituelle avec pour commencer un apéritif bien mérité : Toasts au foie gras (merci Jean et Claudine), cacahuètes et petits salés, accompagnés d’un petit vin d’Alsace (merci Gérard), d’un délicieux vin de noix (Merci Anne-Marie). Puis c’est le grand festin avec saucisson beurre, une recette inédite de nouilles au fromage, chipolatas, fromage, fruit ; Une démonstration de réchaud écologique de notre ami Georges, tout cela dans la bonne humeur autour de la cheminée. Et dehors la neige redouble.

La nuit se passera sans problèmes, sans bruits, enfin presque…Sauf une belle chute de neige (40 cm de poudreuse en plus).

Les igloos d’Arrégatiou ! (1ère partie)

Dimanche Petit déjeuner avec la cheminée rallumée. Un petit coup d’aspirateur et de rangement. Les avalanches de poudreuse se font entendre de loin en loin, il est décidé de rentrer au plus vite. Il faut encore refaire la trace, et plus profonde encore que la veille. Le passage délicat sera franchi sans encombre et selon la même procédure que la veille. Nous apprenons par des skieurs que le risque avalanche est passé de deux hier matin à quatre ce matin. Bonne décision que de rentrer directement.

Le pique de dimanche sera pris au chaud dans la salle hors sacs de l’hôtel VIGNAU. Merci à Viviane la patronne qui nous a gentiment proposé une table, des chaises et le chauffage.

Au bilan, des photos hivernales superbes, une première expérience de nuit en igloos pour huit d’entre nous, une excellente ambiance avec un groupe soudés solide et solidaire, dans le plus bel esprit montagnard.

la suite arrive bientôt avec les photos, (après un tri ardu toujours en cours) et texte complémentaire

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Published by André
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